Prix littéraire algérianiste « JEAN POMIER » 2025

Prix algérianiste "Jean Pomier " 2025

Philippe Gastel

pour

"Septième convoi pour l'Algérie"

Nombre 7 éditions

Tiraillé entre sa soif d’aventure et ses dilemmes moraux, Anastase va découvrir les tourments de la colonisation de l’Algérie.
Depuis plusieurs siècles, les membres de sa famille naissent, vivent et meurent à Luxeuil, mais le destin du jeune Anastase prend une autre direction le 5 avril 1845, jour de ses seize ans. Son père, coutelier et armurier, veut en faire son successeur et décide alors de l’envoyer se former à Paris.

Animé par le sens du devoir, Anastase accepte le projet paternel. Pourtant, son âme d’aventurier vibre au fil des récits de la conquête de l’Algérie ! Il dévore les dépêches décrivant les victoires du maréchal Bugeaud, des généraux Cavaignac et Lamoricière, ou encore du fabuleux colonel Yusuf qui mène ses intrépides cavaliers Spahis au combat…

Malgré les mises en garde répétées de Charles, son frère aîné, fervent républicain et anticolonialiste, Anastase rêve de rejoindre à son tour un régiment d’élite au sein de l’Armée d’Afrique. Un choix qui va bouleverser sa vie et le confronter à une réalité bien plus complexe qu’il ne l’imaginait…

Septième convoi pour l’Algérie, fondé sur des faits et des personnages réels, éclaire des facettes méconnues de grandes figures historiques comme Napoléon III, Gambetta ou Jules Ferry. Ce roman fait également écho aux débats de l’époque sur la légitimité et les modalités de la colonisation, offrant une résonance saisissante avec nos interrogations contemporaines.

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Prix spécial du jury 2025

Yannick Lallemand & Frédéric Pons

pour

" PADRE : Mémoires d'un aumônier militaire "

Edition Tallandier

« La joie de l’âme est dans l’action. » Cette phrase du maréchal Lyautey résume parfaitement le père Lallemand, tant le soldat, le prêtre et l’homme sont intimement mêlés. Cette personnalité hors du commun a consacré sa vie à ses frères d’armes. Voici son témoignage exceptionnel, empli d’espérance.

Né en 1937, dans une famille de tradition militaire qui sera marquée par l’Algérie, Yannick Lallemand entre au séminaire à 19 ans. C’est tout naturellement qu’il choisit d’exercer sa vocation au sein de l’armée. L’aumônier sera également parachutiste, chasseur alpin, légionnaire puis missionnaire. Il connaît les terrains de guerre, au Zaïre lors de l’opération Bonite à Kolwezi, au Tchad puis au Liban. En octobre 1983, à Beyrouth, il est aux premières loges de l’attentat du poste Drakkar, fatal à 58 parachutistes français. « Prêtre au cœur transpercé », il reste sur le site des jours et des nuits, parlant à ses jeunes camarades prisonniers des décombres.

Missionnaire au Tchad, il s’abandonne à la plénitude de sa vocation dans le plus grand dénuement, tel son modèle, Charles de Foucauld. Très aimé des soldats, la Légion étrangère fut la grande affaire de sa vie : « Je leur parle, sans jamais leur faire la morale. Je les écoute. Je réchauffe les âmes de ces gaillards, au point que certains disent qu’ils “iraient en enfer avec moi”. Je préfère, de très loin, les emmener au ciel. »

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