Prix algérianiste "Jean Pomier " 2023
Thierry Nélias
pour
"Algérie, la conquête"
Editions Vuibert
Aux sources d’une des plus grandes guerres coloniales du XXe siècle : le récit inédit des premiers temps de la présence française en Algérie.
Été 1830. La conquête de l’Algérie, censée répondre à un coup d’éventail du dey d’Alger au consul de France, est lancée par une monarchie déclinante. Mais que va-t-on faire de cette colonie ?
Après des décennies de tâtonnements, d’hésitations entre régime militaire et civil, Napoléon III débarque en 1860 sur les côtes algériennes et tranche : l’Algérie sera le coeur de son Royaume arabe, un royaume pour partie autonome, pensé dans un certain respect des droits et des coutumes « indigènes ».
Vaincu dix ans plus tard face aux Prussiens, l’empereur, que les natifs appellent le « Sultan Napoléon », n’aura pas le temps d’agir. La toute jeune République opte pour la colonisation totale, fissurant un édifice déjà fragile et ranimant les braises de l’esprit de révolte des autochtones.
1830-1870 : ces quarante années préfigurent l’histoire future et dramatique de la colonie. Riche de multiples sources d’époque, cet ouvrage nous invite à assister à la conquête aux côtés des grands noms de l’armée française et de la résistance arabe, à voir l’Algérie changer au rythme de l’installation des colons et à partager les impressions de voyage des premiers touristes. Il ancre ainsi la guerre d’Algérie dans le temps long, celui d’un passé totalement méconnu.
Prix spécial du jury 2023
Jean-Yves Bertrand-Cadi
pour
" L'Algérie des sociétés savantes "
Edition Geuthner
Cet ouvrage décrit l’histoire de ces sociétés, l’aventure de ces savants de tous bords, civils, militaires ou religieux, épris de leur science et de la beauté de l’Algérie.
Leurs travaux conduisirent à des découvertes importantes dans tous les domaines, y compris celui des arts.
Prix Histoire 2023
Alfred Salinas
pour
" Algérie, l'empreinte espagnole "
Edition L’Harmattan
« C’est à l’Espagne que cette terre ressemble le plus », écrivait Albert Camus en 1947 à propos de l’Algérie, du caractère jouisseur de ses populations et de la beauté de ses rivages. L’histoire de l’Algérie ne peut être pensée indépendamment de son empreinte espagnole qui participe de son identité à travers les nombreux flux migratoires, issus surtout de la péninsule, depuis l’époque d’al-Andalus jusqu’à la Reconquista et la présence française. Le pays a renvoyé une double image de terre d’asile pour immigrés et d’espace dédié à la colonisation. Tout au long de son passé, les intérêts ont pris le pas sur les passions. En filigrane des rivalités belliqueuses Chrétienté/Islam et Occident/Orient, les échanges marchands ont paradoxalement prospéré entre prétendus ennemis. Au siècle de la mondialisation, l’Espagne demeure ainsi très présente à Oran à travers les vestiges patrimoniaux et la vitalité de ses agents culturels et économiques.