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41ème congrès national du Cercle algérianiste

 


 Communiqué de presse
(6 novembre 2017)

 

1200 participants au 41ème Congrès national du Cercle algérianiste à Hyères

 

Les 4 et 5 novembre 2017, se tenait à Hyères, le 41ème Congrès national du Cercle algérianiste.

1200 adhérents venus de toutes les régions de France ont participé à ce grand rendez-vous toujours très attendu des Français d’Algérie.

Pendant deux journées, se sont succédés des projections de films d’actualité et d’archives, tables rondes et entretiens avec des personnalités pour illustrer le thème du colloque choisi pour 2017 : Colonisation en Algérie : de la réalité historique aux manipulations idéologiques.

Ainsi, l’avocat du Cercle algérianiste qui a déposé plainte contre le candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, après que ce dernier ait déclaré en février 2017 à Alger que la colonisation était un crime contre l’humanité, Maître Gilles-William Golnadel est revenu sur cette insoutenable provocation, fil rouge de ces deux journées de congrès.

Des historiens, Olivier Dard, Guy Pervillé, Michel Renard ont apporté leur éclairage sur les notions de colonisation et crime contre l’humanité.

Magistrat honoraire, président de l’institut de la parole, Philippe Bilger, qu’il n’est plus nécessaire de qualifier de grande voix libre et indépendante, a donné son point de vue quant aux raisons qui ont conduit Emmanuel Macron à de telles déclarations.

Le journaliste Arnaud Folch, a répondu aux interrogations des Français d’Algérie quant à l’intérêt que portent les médias à leur histoire et à leurs drames.

Pour rappeler qui étaient ces « colonialistes », se sont succédés des projections de films d’archives de l’époque coloniale mais aussi de l’inauguration, il y a dix ans à Perpignan, du mémorial national des Français Disparus en Algérie qui avait rassemblé 8000 participants. Fut également projeté un documentaire sur le Centre de Documentation des Français d’Algérie qui depuis son ouverture il y a 5 ans, toujours à Perpignan, rencontre un vif succès de par sa fréquentation très importante mais aussi par un nombre important de dons et dépôts d’archives, objets, tableaux qui y sont faits.

Marcela Feraru, réalisatrice de documentaires de télévision, a présenté en avant-première des extraits de son film « Une conscience dans la tempête : Hélie de Saint-Marc, témoin du siècle » en présence de Blandine de Bellecombe, fille d’Hélie de Saint-Marc.

A l’occasion de ce 41ème congrès national, furent également décernés les traditionnels prix Littéraire et Universitaire.

C’est au grand journaliste André Bercoff qu’est revenu le soin de conclure ces deux journées de débats, sur une note d’espoir pour l’avenir de la France pour laquelle l’histoire des Français d’Algérie, devrait éclairer les choix de demain.

Ainsi le Cercle algérianiste a une fois de plus démontré sa capacité de mobilisation et sa volonté de toujours affirmer une autre vérité que celle proférée par les tenants de la pensée unique et les partisans de la repentance. Il est plus que jamais au premier rang du combat pour la défense de l’honneur et de la dignité des Français d’Algérie.

 

Thierry ROLANDO
(Président national du Cercle algérianiste)

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018 CG2017 J1(Discours de Thierry ROLANDO, président national du Cercle algérianiste)

Hyères

41ème congrès national du Cercle algérianiste

(4 et 5 novembre 2017)

 

 

« La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie du passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».

Par ces quelques mots prononcés à Alger, en février 2017, Emmanuel Macron aura voulu sans doute marquer d’un nouveau sceau la relation de la France avec l’Algérie.

Il aura voulu comme le dit Benjamin Stora « débarrasser la France de ses fantômes ».

Emmanuel Macron aura surtout, par cette formule lapidaire, donné une respiration nouvelle au sanglot de l’homme blanc, adepte de l’auto-flagellation de l’Occident, décrit par Pascal Bruckner, mais aussi ouvert un peu plus grande la boîte de Pandore d’une repentance qui ne connaît jamais de limite.

Par ces quelques mots prononcés en terre désormais étrangère, il aura affirmé une vision de l’histoire terriblement simplificatrice, une histoire qui prend la forme d’un procès de son propre pays et qui renforce l’idée que l’Occident ne peut se voir désormais qu’avec les yeux de ceux qui le maudissent.

Mais Emmanuel Macron, parce que les mots ont un sens que nul ne peut ignorer, surtout pour un candidat à la présidence de la République, aura brisé le pacte d’unité de la communauté nationale que se doivent de respecter tous ceux qui prétendent à la magistrature suprême.

En quelques mots, il aura frappé d’ignominie 132 ans d’histoire partagée entre la France et l’Algérie, mais aussi jeté l’opprobre sur tous ceux qui ont, au cours de cette période, aimé profondément cette terre et contribué à la nourrir de leur sueur et bien souvent de leur sang, qui l’ont adopté au plus profond de leur cœur, une terre qui fut, pour beaucoup, leur dernière demeure.

Par cette assimilation insoutenable de la présence française en Algérie à un crime contre l’humanité, il aura insulté la mémoire de ces milliers de médecins, instituteurs, ingénieurs, agriculteurs, ouvriers pour lesquels l’Algérie fut bien souvent une seconde patrie de cœur alors que la misère, la guerre ou la famine les avaient jeté, par un cruel destin, hors de leur patrie d’origine pour les pousser sur les rives de cette terre inconnue.

En assimilant cette œuvre de la France outremer a un crime contre l’humanité, comparable à ce que les lois internationales visant le régime nazi ont édictés, Emmanuel Macron se sera fait non seulement le chantre d’une hérésie juridique mais aura jeté le discrédit le plus infâmant sur la mémoire des Français d’Algérie et de leurs ancêtres qui peuplent ces cimetières, derniers vestiges de la présence française, que le vent de l’histoire effacera bientôt à tout jamais.

Je pense aussi en cet instant plus particulièrement à la mémoire des 25 000 Pieds-Noirs qui découvraient pour la plupart la métropole et dont le dernier souffle de vie fut rendu face à l’envahisseur nazi, à Monte Cassino, dans les débarquements de Provence et d’Italie, lors de la campagne d’Allemagne, mais aussi à celle de ces 25000 autres combattants pieds-noirs, morts dans les tranchées de la Grande Guerre.

Je pense à eux qui firent le sacrifice de leur vie pour libérer la patrie et lutter contre les agents d’un crime auxquels ils se voient aujourd’hui comparés.

La déclaration d’Emmanuel Macron n’est pas anodine, et on ne saurait la mettre sur le compte d’une méconnaissance de l’histoire, voire d’une erreur de langage.

Elle engage, bien au contraire, son auteur mais aussi son pays, et l’Algérie ne s’y est pas trompée, elle qui attend désormais la concrétisation des promesses du candidat.

« A travers l’évocation de notre passé dramatique, à la suite de l’invasion française, nous exerçons notre devoir de mémoire envers nos ancêtres dont des milliers sont morts en résistants, des centaines de milliers d’autres emprisonnés, déportés ou dépossédés de leur terre nourricière et de leurs biens » a asséné Abdelaziz Bouteflika.

L’Algérie l’a dit, elle exige désormais du chef de l’Etat qu’il franchisse le Rubicon et qu’en ami de l’Algérie, pour ne pas dire en candidat de l’Algérie, il reconnaisse officiellement que la colonisation de l’Algérie fut un crime contre l’humanité.

Monsieur le Président de la République, l’histoire est irréductiblement complexe et ne peut jamais se laisser résumer et définir par une seule vision.

L’histoire de la France en Algérie et son passé colonial ne peuvent se réduire à une condamnation sans appel comme si cette histoire n’était faite que d’oppression à sens unique, comme si cette histoire, celle de la France comme celle de l’Europe n’était, selon la formule de Mathieu Bock-Côté, que carcérale menant directement au système concentrationnaire.

Oui la France ne doit pas se reconnaître dans le portrait avilissant que les repentants de tous poils font d’elle car on ne construit rien sur la haine de soi.

Bien au contraire, en se muant en procureurs qui ne croient accuser que leurs pères, les thuriféraires de la repentance se condamnent à exciter la tentation victimaire de ceux qui exigent le monopole des souffrances et des douleurs.

Il n’est pas interdit de parler de la blessure coloniale, mais sans faire l’impasse sur les crimes commis par ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, se muent en accusateurs permanents ni auxquels on ne demande par ailleurs aucun compte, que ce soit dans le massacre des harkis ou l’enlèvement de milliers de Français d’Algérie disparus à tout jamais.

Et que dire de la responsabilité de ces mêmes gouvernants algériens dans l’échec de la période postcoloniale qui a conduit tout un peuple à être asservi par la nouvelle caste des décolonisateurs devenus prédateurs.

L’histoire ne s’écrit jamais en noir et blanc, elle est complexe, mouvante, elle doit tourner le dos aux dogmes, ainsi qu’aux injonctions des historiens de la pensée unique qui se parent des vertus de la rigueur scientifique pour mieux faire entendre et accepter leur vision idéologique et revancharde.

Oui, Monsieur le Président de la République, cette repentance de l’Occident qui aboutit aujourd’hui à déboulonner les statues de ceux qui ont fait notre histoire de Colbert à Napoléon ou Jules Ferry, ne doit pas être vue comme une fatalité et comme un mouvement incoercible.

Monsieur le Président, plutôt que de rassembler la communauté nationale vous avez, par votre message en Algérie, fracturé celle-ci, jeté en pâture et à la vindicte, une partie de vos compatriotes auxquels vous avez infligé une troisième peine  après celle de l’arrachement à leur terre natale et de l’exode : celle du sceau infâmant d’une culpabilité imprescriptible car, que vous le vouliez ou non, il n’y a pas de crime contre l’humanité sans agent de ce crime et nous avons bien compris au-delà des circonvolutions de langage qui vous visiez exactement.

Vous nous avez dit « Je vous ai compris ».

Je crois au contraire que vous n’avez pas saisi l’immensité de la blessure que vous avez infligé à des milliers de Français d’Algérie, fiers de leurs racines, fiers de l’œuvre accomplie outre-mer, qui ont toujours cru en la France et qui, plus de 50 ans après le drame, se voient à nouveau traduits devant le tribunal de l’histoire.

Vous n’avez pas saisi qu’on ne construit rien, pas même une amitié sincère avec l’Algérie sur la haine de soi et en prônant la repentance éternelle de la France.

Vous n’avez pas saisi que les Français d’Algérie étaient des Français à part entière qui ne méritaient pas le mépris que vous leur opposez et qui entendent tout simplement défendre leur honneur et leur dignité, mais aussi la mémoire de leurs ancêtres et l’histoire d’une communauté qui a tout sacrifié à la France.

Face à vos accusations, nous vous disons, en toute sérénité, que nous ne renions rien de notre passé et que nous gardons toujours au cœur cette fierté d’être des Français d’Algérie.

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