Communiqués de Presse

Imprimer

Communiqué de presse : Alain JUPPÉ suspend la dénomination d’une rue Frantz FANON, à Bordeaux

Écrit par CINI. Associe a la categorie Communiqués de Presse

La mobilisation a payé : Alain JUPPE suspend la dénomination d'une rue "Frantz FANON", à Bordeaux.

La grande mobilisation lancée à l’initiative du Cercle algérianiste, a porté ses fruits : la Mairie de Bordeaux sursoit à la dénomination d’une rue « Frantz FANON », français passé au FLN, et qui appela, avec Jean-Paul SARTRE, au meurtre des Français d’Algérie, dans son ouvrage Les Damnés de la Terre.

Il faut rappeler que les élus bordelais avaient voté à la quasi-unanimité, cette décision, argumentée par le fait que Frantz FANON était « un homme à la pensée dénuée de tout dogmatisme, motivé par un engagement radical pour la fraternité universelle, l’amour de l’égalité et de la justice ».

La justification du terrorisme et l’assassinat des Français d’Algérie, étaient en fait les réels fondements de la pensée et de l’action de Frantz FANON.

Le Maire de Bordeaux a décidé de geler cette décision et de commander un mémoire à l’ancien recteur de l’Académie de Bordeaux, Jean-Pierre POUSSOU.

Nous voulons voir dans cette décision, une manière de sortir d’une impasse qui conduisait à donner en exemple, un homme qui combattait contre son pays.

Le Cercle algérianiste, et les milliers de personnes de tous horizons qui ont tenu à exprimer leur profonde réprobation à Alain JUPPÉ, entendent demeurer vigilants sur la suite qui sera donnée à cette affaire, et n’hésiteront bien évidemment pas, à mobiliser à nouveau leurs compatriotes, pour empêcher qu’une initiative aussi nauséabonde ne vienne insulter la mémoire des victimes du terrorisme

 

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

La mobilisation a payé : Alain JUPPÉ suspend la dénomination d’une rue

« Frantz FANON », à Bordeaux
Imprimer

Communiqué de presse : L'inacceptable hommage d'Alain Juppé, Maire de Bordeaux, à Frantz Fanon

Écrit par CINI. Associe a la categorie Communiqués de Presse

Le Cercle algérianiste dénonce l'inacceptable hommage rendu par le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, à Frantz Fanon, qui appela au meurtre des français d'Algérie.

Le Maire de Bordeaux, Alain JUPPÉ, est connu pour prôner une société apaisée.

Pourtant, c’est sous son autorité, que le Conseil municipal de Bordeaux, dans sa séance du 17 décembre 2018, à la quasi- unanimité, a décidé de baptiser une rue de la commune, du nom de Frantz FANON, psychiatre français passé au FLN en 1956, alors que dans le même temps, en pleine guerre d’Algérie, des milliers de soldats français se battaient et mouraient.

Cette décision provoque une émotion justifiée mais aussi une colère légitime des Français d’Algérie, comme du monde combattant.

Comment oublier que Frantz FANON fut l’auteur des Damnés de la Terre, paru en 1961, où il en appelait, avec Jean-Paul SARTRE, au meurtre des Européens d’Algérie ?

Comment ne pas se souvenir des mots terribles et nauséabonds de Jean-Paul SARTRE, préfacier de cet ouvrage ? « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ».

Comment accepter que l’auteur de cette abominable invitation à la suppression physique des Français d’Algérie, et de cette justification du terrorisme, mérite aujourd’hui un hommage de la ville de Bordeaux, alors que le drame de milliers d’Européens, enlevés, assassinés par le FLN, et disparus, n’a toujours pas fait l’objet d’une reconnaissance nationale ?

Le Cercle algérianiste appelle tous ceux épris de justice et d’équité, à réagir contre cette insoutenable provocation, et à interpeler le maire de Bordeaux pour lui demander de revenir sur cette décision qui blesse une partie de la communauté nationale.

Il appelle les associations du monde rapatrié, Harkis et Pieds-Noirs confondus, mais également les associations des anciens combattants, à s’unir face à cette provocation, première étape d’une mobilisation plus large.

Nous attendons du Maire de Bordeaux qu’il prenne en considération toutes les mémoires blessées et notamment celle des milliers de Français d’Algérie qui en 1962, à la suite de l’exode, ont fait de Bordeaux, leur seconde patrie.

 

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

 

Réagissez ! Marquez votre indignation !

Alain JUPPE : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ludovic MARTINEZ (Directeur de Cabinet) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 05 56 10 21 06

Mairie de BORDEAUX : Place Pey-Berland - 33045 Bordeaux Cedex

Imprimer

Lettre ouverte à Jean-François CHOUGNET Président du MUCEM

Écrit par CINI. Associe a la categorie Communiqués de Presse

Lettre ouverte à Jean-François CHOUGNET, 
président du MuCEM.

 

Monsieur le Président,

Le 31 mai dernier, le MUCEM de Marseille a organisé une manifestation assez inédite, d’autopromotion, pour ne pas dire d’autocélébration, de l’historien militant Benjamin STORA, manifestation qui s’est déroulée en présence d’historiens eux-mêmes très militants et pour beaucoup, proches des thèses du FLN.

Cette manifestation nous est apparue d’autant plus incongrue, qu’elle se déroule dans une ville où le drame des Français d’Algérie a été particulièrement perceptible, puisque ce fut, pour beaucoup, le lieu d’aboutissement de leur exode et de leur exil.

Marseille, à défaut d’avoir toujours été une ville d’accueil exemplaire pour les Pieds-Noirs, à la différence de Nice, Toulon, Montpellier, Perpignan, en a accueilli et en accueille toujours un grand nombre.

Il est particulièrement étonnant que le MUCEM qui, faut-il le rappeler, a été entièrement réalisé grâce aux fonds publics de l’État, de la Région et du département des Bouches-du-Rhône, n’ait pas jugé bon de s’ouvrir à toutes les sensibilités, à toutes les expressions mémorielles et ne s’inscrive, la manifestation en l’honneur de Benjamin STORA en étant l’illustration exemplaire, qu’en soutien des tenants de la pensée unique et de la repentance.

Cette situation nous apparaît d’autant plus inacceptable que le MUCEM de Marseille vient de bénéficier du dépôt de milliers d’œuvre en provenance de la Communauté d’agglomération de Montpellier, qui sont issues du patrimoine historique, affectif et mémoriel des Français d’Algérie.

Le MUCEM ne serait-il, ce que craignent nombre de Français d’Algérie, mais aussi d’historiens ne s’inscrivant pas dans le sillage de Benjamin STORA, qu’une caisse de résonance des thèses du gouvernement algérien ?

À toutes ces questions s’ajoute celle du financement sur fonds publics, de la manifestation du 31 mai dernier, à la gloire de Benjamin STORA.

Nous avons en effet interpelé votre administration, qui n’a toujours pas répondu à notre demande visant à nous éclairer sur les modalités de financement de cette opération.

Nous vous rappelons que vous êtes à la tête d’un organisme public qui doit faire preuve de transparence et doit donc rendre des comptes très clairs sur l’utilisation de ces mêmes fonds.

Nous renouvelons donc notre demande avant d’envisager d’autres modalités d’action pour qu’il soit fait droit à notre requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

Thierry Rolando
Président national du Cercle algérianiste

Cliquez ici pour télécharger au format pdf 

Imprimer

LETTRE OUVERTE à Laurent Delahousse

Écrit par CINI. Associe a la categorie Communiqués de Presse

LETTRE OUVERTE

à
Laurent Delahousse

 

Les associations nationales des Français rapatriés d’Algérie,

à
M. Laurent Delahousse
Mmes Dominique Fargues et Pauline LIETAR
France 2
Esplanade Henri de France
75015 PARIS
Objet : Documentaire France-Algérie,uneaffaire de famille du 29 /11 /2018
 
le 7 décembre 2018
 
Mesdames, Monsieur,
 
Le 29 novembre dernier, vous avez diffusé une émission intitulée « France-Algérie, une affaire de famille », consacrée aux relations entre ces populations depuis le 8 mai 1945 à nos jours.
 
Très naturellement, les Rapatriés d’Algérie ont été nombreux à suivre cette soirée, avec attention et émotion. Si la présentation et les premières images ont pu laisser espérer une analyse apaisée et une objectivité enfin trouvées tant d’années après l’exode, nous avons été rapidement submergés par le flot de désinformation habituel, hélas classique.
La déception n’en a été que plus cruelle, laissant place à la rancœur et la colère.
 
Il est hors de question dans le présent cadre de dresser le catalogue des erreurs et contre-vérités relevées. Nous ne citerons que quelques-uns des points qui nous ont plus particulièrement heurtés.
 
D’une façon générale, la chronologie des événements a fait la part belle aux intervenants algériens et aux surenchères et exagérations dans les chiffres avancés. Bien plus grave encore a été le déséquilibre flagrant dans les interventions des historiens français retenus. La partialité de l’engagement de deux historiens nous est bien connue, la palme est revenue ce soir-là et de loin à M Pascal Blanchard et à ses commentaires agressifs assénés d’un ton cassant, distançant très largement Mme Raphaëlle Branche... Le tempsde parole accordé à M Jean-Jacques Jordi a été quant à lui chichement mesuré.
 
L’évocation de la tragédie de Sétif, le 8 mai 1945 nous est apparue biaisée. Face à l’invraisemblance des 45000 morts avancés par les sources algériennes, votre évaluation à 10.000 victimes pour les sources françaises a triplé, voire quadruplé, la réalité communément retenue par les historiens sérieux.
 
Le sujet de la scolarisation des masses musulmanes a été survolé avec une légèreté coupable, permettant à M Ali Haroun d’asséner « 90% d’enfants non scolarisés » contre une scolarisation de 100% pour les Européens sans autre commentaire. Bornons-nous à rappeler les obstacles religieux et les traditions propres à cette population en Algérie, ajoutés aux difficultés rencontrées à cette époque dans les campagnes (y compris métropolitaines d’ailleurs).
 
Le cas combien douloureux et important des enlèvements suivis de disparitions est à peine effleuré : aucun chiffre n’est cité, aucun témoignage direct n’a été recueilli.
 
Venons-en enfin aux omissions graves : l’horreur de la tuerie d’El Halia, le 20 août 1955, malgré son ampleur, a été de façon incompréhensible passée sous silence. Pas un mot sur les affrontements meurtriers entre mouvements indépendantistes F.L.N. / M.N.A. tant en Algérie qu’en Métropole. Après avoir consacré un large développement (plus de 5 minutes) à la répression de la manifestation à Paris le 17 octobre 1961, organisée en temps de guerre par l’Ennemi de l’époque, vous avez occulté le massacre accompli par une troupe française le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger où la foule pacifique et sans arme clamait son attachement à la France... Oubli impardonnable, certes comblé en partie, mais seulement en fin de soirée et au-delà des heures de grande écoute, grâce au documentaire de M J.F Delassus qui a traduit honnêtement et assez fidèlement lapensée et les convictions des témoins interrogés.
 
L’accumulation et la gravité des erreurs relevées, l’importance des lacunes signalées justifient à notre sens que vous accordiez aux associations nationales représentatives signataires du présent courrier le droit de réponse légitime que les Rapatriés d’Algérie espèrent.
 
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
 
ANFANOMA NATIONALE : 4 rue des Arènes 75005 PARIS
CERCLE ALGERIANISTE : 1 rue du Général Derroja 66000 PERPIGNAN
CLAN.R : Salle jacques Augarde - 95 rue de Montebello 83000 TOULON
MAFA : 95 rue d’Amsterdam 75008 PARIS
 
 
Copie pour information :
M. Jean-François Delassus
Mme Marie Drucker
Imprimer

Communiqué de presse : Macron : Responsabilité de l'Etat dans la disparition de Maurice AUDIN

Écrit par CINI. Associe a la categorie Communiqués de Presse

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat, dans la seule disparition du militant communiste, Maurice AUDIN, Emmanuel MACRON livre une vision hémiplégique de l’histoire de la guerre d’Algérie.

Succombant aux pressions de certains lobbies extrémistes, le chef de l’Etat vient de reconnaître la responsabilité de la France, dans la disparition du militant communiste, partisan du FLN, Maurice AUDIN, en 1957, à Alger.

Si la recherche de la vérité historique est un objectif noble, il faut cependant que toutes les vérités soient dites, y compris celles qui dérangent.

La guerre d’Algérie ne saurait s’écrire en noir et blanc.

Toutes les souffrances et tous les drames doivent avoir droit de cité.

On ne peut reconnaître le drame de Maurice AUDIN en jetant, dans un même temps, un voile d’ombre sur celui de milliers de Français d’Algérie.

Comment accepter qu’Emmanuel MACRON fasse preuve d’un silence assourdissant sur la responsabilité de ce même Etat, dans l’abandon, le 5 juillet 1962, à Oran, de milliers de Pieds - Noirs enlevés et assassinés par le FLN, alors même que l’armée française avait reçu l’ordre de « laisser faire » ?

La vérité ne se divise pas, quand bien même elle froisserait le gouvernement algérien.

Les Français d’Algérie, hommes, femmes, enfants, assassinés dans d’atroces conditions, qui n’avaient commis qu’un seul crime, celui de vivre sur la terre de leurs ancêtres, ont droit à la même reconnaissance.

C’est le rôle du chef de l’Etat que de rassembler la Nation, plutôt que de la fracturer.

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

Cliquez ici pour télécharger au format pdf 

Mémorial National

Plus de 2300 noms gravés en mémoire des Français civils et militaires disparus en Algérie (1954-1963)

Centre de Recherche

Collecte témoignages et documents relatifs aux disparus et aide les familles dans leur recherche