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Remerciements

Associe a la categorie Le Mur des Disparus

suzy-remerciementsSuzy Simon-Nicaise
 
Monsieur le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants,
Monsieur le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés,
Monsieur le Préfet des Pyrénées-Orientales,
Monsieur le Maire, Sénateur de Perpignan,
Madame le Député,
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux, généraux, municipaux,
Monsieur le Président de la fédération des Cercles algérianistes,
Mes chers collègues, Présidents des Cercles algérianistes,
Mesdames et Messieurs les Présidents des Associations et amicales de Français d’Algérie, Pieds-Noirs et Harkis, Mesdames et Messieurs les présidents des associations d’Anciens combattants,
Mesdames, Messieurs,
Chères familles de Disparus,
Chers amis,
 

Permettez-moi, au jour de l'inauguration solennelle de ce Mur dédié aux Français disparus de l'Algérie française, de remercier tout particulièrement la Ville de Perpignan pour son soutien sans faille et particulièrement son premier magistrat (monsieur Jean-Paul Alduy), dont nous nous souvenons des émouvantes paroles prononcées lors du Congrès des Cercles algérianistes de 2004, consacré à la mémoire des disparus que nous honorons aujourd'hui.

Nos remerciements vont également à ses proches adjoints, Monsieur Jean-Marc Pujol, Monsieur Maurice Halimi, Monsieur Raymond Sala.

Longue a été la route qui nous a permis d’être là aujourd’hui.

Dès le 19 mars 1962, les enlèvements massifs ébranlent notre communauté. Quelques semaines plus tard, plus de 300 familles se regroupent à Alger, en juin 1962 et créent leur première association qui immédiatement réclame la libération des séquestrés et l’autorisation de visite par des associations humanitaires (Croix Rouge et Secours Catholique).

En métropole, les premières associations de rapatriés, se mobilisent et demandent à l’ADDFA (Association de Défense des Droits des Français d’Algérie) créée en juin 1962 de prendre en charge ce dossier.

L’ADDFA emmenée par son secrétaire général Jean-Yves Chevallier est très active. Une famille de disparu, la famille JORDAN, dont je salue ici les descendants, met tout son savoir faire et son argent au service de l’association lui permettant ainsi de faire fonctionner un secrétariat qui établit les première listes d’enlevés.

Les premiers témoignages de familles sont recueillis et peu à peu le groupement s’étoffe. Il fera un travail remarquable et solide. Les parlementaires bienveillants seront informés, en particulier M. le sénateur DAILLY, qui, fort des témoignages reçus, demandera à maintes reprises des explications au Chargé des Affaires algériennes M. Jean de Broglie.

Une autre association L’ASFED (Association de Sauvegarde des Familles et Enfants de Disparus) va mener également des démarches importantes notamment prés du Comité International de la Croix rouge (CICR).

La SFDA (Souvenir des Français Disparus en Algérie) prendra le relais de l’ASFED avec à sa tête un homme remarquable le colonel Gaston Bautista qui est aujourd’hui absent pour des raisons médicales. Il m’a chargée de vous dire à tous, combien il aurait aimé partager ce moment d’émotion et de recueillement avec vous.

Depuis 1990, d’autres associations essayent de faire avancer ce dossier. Colette Ducos-Ader notamment ainsi qu’un groupe informel de familles réunies autour de Monseigneur Boz et de Jean Monneret joignent tous leurs efforts depuis 2003 pour se faire entendre.

D’autres associations ont tenté des actions en justice restées sans suite jusqu’à aujourd’hui.

Les colloques organisés par le Cercle algérianiste sur ce thème tant à Bordeaux qu’à Perpignan en 2004 ont permis un début de sensibilisation de l’opinion publique.

Des filles de Disparus ont elles aussi, organisé des marches à Marseille en 2005 et 2006 dans cette perspective.

Les efforts conjugués de tous ceux qui considèrent qu’il est nécessaire de connaître la vérité commencent enfin à porter leurs fruits.

Pour l’édification de ce Mur, des centaines de familles nous ont confié leurs archives permettant ainsi la constitution d’un fonds documentaire très important, preuve irréfutable de l’ignominie de ce drame.

C’est donc avec chaleur et reconnaissance que je les remercie.

Je remercie également chaleureusement tous les généreux donateurs car, est-il besoin de le rappeler, c’est une souscription privée qui nous a permis de financer cette réalisation. Ils sont 2630 à avoir manifesté leur solidarité, dont 365 associations de Français d’Algérie, de Harkis et d’Anciens Combattants.

Je veux aussi remercier Monsieur Olivier Weets, architecte en chef des monuments historiques, qui a guidé et supervisé l’installation du monument en veillant à sa parfaite intégration dans ce site historique classé.

Je remercie Monsieur Gérard Vié, sculpteur officiel des armées qui a conçu et réalisé le bronze qui symbolise le sacrifice des disparus. J’y associe les entreprises Buisan d’ Elne pour les travaux de marbre, Vidal du Soler pour la ferronnerie, Thermocom de Vic pour la réalisation des matrices, Barberi de Ruidellots de la Selva qui a fondu l’ensemble des plaques et a collaboré avec l’artiste.

Ma reconnaissance, ma gratitude va également à ceux qui ont été les artisans inlassables de ces derniers mois, tous les membres du Comité de pilotage de cette noble ambition, et plus encore ceux de l’équipe du Cercle algérianiste des Pyrénées Orientales qui ont donné, sans compter, leur temps, leur énergie, leur ferveur.

Enfin à vous tous, venus de loin, de tous les horizons du pays et parfois d’au-deà de nos frontières, à vous tous qui avez tenu à honorer ceux que vous avez peut-être, ceux que vous avez sans doute, côtoyés, à vous tous, pour eux, pour nous, MERCI.

 
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