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Brèves de Juin 2007

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Brèves en une phrase

La disparition de Claude Liauzu

Le 23 mai dernier disparaissait Claude Liauzu, professeur émérite à l’Université Denis-Diderot Paris VII et spécialiste de la « colonisation ».
Ancien membre du parti communiste, militant de l’indépendance algérienne, Claude Liauzu qui aimait se définir comme un « fellagha » fut le chef de file des historiens exigeant l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés, précisant que les manuels scolaires devaient prendre en considération l’aspect positif de la présence française outre-mer.
Adversaire acharné de toute expression de la mémoire et des souffrances des Pieds-Noirs, adversaire déclaré du Mur des Disparus de Perpignan dont il souhaitait qu’il englobe aussi les partisans du FLN et les porteurs de valises, Claude Liauzu fut un digne représentant de ces historiens de la gauche extrême, proches de la cause du FLN qui contribuèrent à délivrer au sein de l’Université un enseignement militant de celle-ci.
Avec ses amis Stora, Manceron, Noiriel et quelques autres, tous militants idéologues très engagés, il fut l’illustration parfaite de cette vision hémiplégique de l’histoire qui consiste à ne retenir que les souffrances d’un seul camp.

Le Premier ministre algérien plus maximaliste que Bouteflika

Dans cette atmosphère de fin de règne et de course au pouvoir, qui domine à Alger, le Premier ministre algérien Abdelaziz Belkhadem a souhaité marquer sa fidélité au credo du FLN.
Pour la circonstance, il n’a pas fait dans la dentelle en ne se privant pas de dire tout le bien qu’il pensait de Nicolas Sarkozy, quelques jours seulement avant le premier tour des élections présidentielles, accusant ce dernier de vouloir réhabiliter l’OAS, ce qui fera quand même sourire quelques-uns de nos compatriotes.
Dans son envolée, le Premier ministre algérien alla même jusqu’à déclarer que « l’OAS était une organisation criminelle, une organisation terroriste du même type qu’Al-Qaïda aujourd’hui ».
Elle fut, selon lui, d’une certaine façon, le précurseur d’Al-Quaïda, ce qui ne manquera pas d’étonner certains des acteurs de l’organisation clandestine.
Quant à l’aspect positif de la colonisation, M. Belkhadem devait réaffirmer sa volonté de signer un traité d’amitié avec la France pour peu, bien sûr, que celle-ci reconnaisse au préalable la « dénaturation » de tout un peuple et les « crimes de la France coloniale ».
« La colonisation a été abominable, on ne peut pas se contenter de gestes symboliques pour la condamner » devait ajouter l’intéressé.
On ne sait si M. Belkhadem, si d’aventure il parvenait au pouvoir suprême, relèvera l’Algérie de la crise morale et économique dans laquelle elle est plongée mais ce que l’on sait, en revanche, c’est que dans le domaine de l’outrance il n’aura rien à envier à son prédécesseur.