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Brèves de Septembre 2007

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Brèves en une phrase

Non à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris

L’association nationale « Maréchal Lyautey » vient de lancer une campagne en vue d’obtenir l’abrogation du décret du 16 novembre 2006, créant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, et son installation dans le splendide bâtiment construit par Lyautey à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931 au palais de la Porte Dorée, dans le 12e arrondissement de Paris. Le colonel Pierre Geoffroy, président de l’association, considère que ce projet est un outrage et déclare « que l’installation de cette Cité, contribue à effacer tout rappel de notre passé colonial, et institutionnalise la repentance ».
La lecture du site Internet de cette future Cité, pour laquelle 20 millions d’euros ont été d’ores et déjà accordés, nous éclaire sur son orientation future : « Il s’agit, avec ce projet et ce lieu, de déconstruire l’image héritée de la colonisation, de retourner les symboles, de dire et de montrer que la page de la colonisation est définitivement tournée, et de détourner le bâtiment de sa vocation première ».
À l’heure même où les rapatriés constatent sans surprise que le projet du Mémorial d’Outre-mer de Marseille a sombré dans les sables mouvants du politiquement correct, la célérité avec laquelle l’État a décidé de soutenir la Cité nationale de l’immigration est une parfaite illustration de cette volonté de s’inscrire dans une repentance qui ne dit pas son mot.
Le Cercle algérianiste, fidèle à sa vocation de défendre l’œuvre et l’histoire des Français d’Algérie, ne peut qu’apporter son plein et entier soutien à l’association « Maréchal Lyautey ».

Un nouveau secrétaire d’État aux Anciens Combattants partisan du 19 mars

Pour succéder à Hamlaoui Mekachera en qualité de secrétaire d’État aux Anciens Combattants, le président de la République a choisi Alain Marleix.
Âgé de 61 ans, le député du Cantal a commencé sa carrière de journaliste en dirigeant le service politique du quotidien gaulliste La Nation entre 1968 et 1976, avant de se lancer dans la politique.
Proche de Charles Pasqua, puis de Jacques Chirac, il se rallie à Nicolas Sarkozy qui le nomme secrétaire général de l’UMP en charge des élections à la fin de l’année 2004. Il joue un rôle déterminant dans le choix des investitures aux législatives. Mais M. Marleix a su également se faire remarquer en déposant, le 10 avril 2003, une proposition de loi tendant à reconnaître le 19 mars comme « Journée nationale du Souvenir à la mémoire des soldats français morts en Algérie et des victimes civiles de ce conflit ».
Selon Alain Marleix, « le cessez-le-feu du 19 mars 1962 marque l’arrêt officiel de cette guerre. Il cristallise la mémoire de l’événement. Au-delà des Anciens Combattants d’Algérie, la date du 19 mars appartient à tous les Français, à notre histoire, et plus généralement à tous ceux qui se battent pour la paix ». Cette prise de position n’a pas manqué bien évidemment de recueillir les satisfactions de la FNACA. Certes, le nouveau secrétaire d’État devra mettre dans sa poche ses convictions personnelles, et adopter la position officielle qui demeure pour l’instant, celle d’une seule journée de commémoration : le 5 décembre. Quoi qu’il en soit, Alain Marleix et ses déclarations seront particulièrement observés par le monde combattant, mais aussi par l’ensemble des rapatriés. D’ores et déjà, le président national du Cercle algérianiste, Thierry Rolando, a tenu à faire savoir au nouveau secrétaire d’État que la date du 19 mars ne saurait être acceptée.

Les archives de l’histoire de l’Algérie

À l’occasion de la célébration du 45e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le ministre des Moudjahidins, très en verve, devait déclarer dans une conférence de presse « que la récupération des archives de l’histoire de l’Algérie détenues par la France était chose difficile, d’autant que celles-ci révèlent les crimes perpétrés contre le peuple algérien et battent en brèche l’idée des prétendues vertus civilisatrices de la colonisation française ».
Évoquant le dossier des Pieds-Noirs et leur appel aux dédommagements en contrepartie des biens abandonnés en Algérie, ce cacique du FLN devait se surpasser en précisant que « les colons n’ont prospéré en Algérie que grâce aux richesses du pays et au labeur des Algériens et que ce n’est que justice que ces biens reviennent à leurs authentiques propriétaires ».
On n’osera pas suggérer à ce brave combattant du FLN que l’ouverture des archives de son sinistre parti pourrait très certainement nous en apprendre un peu plus sur les charniers de Harkis et de Pieds-Noirs assassinés en grand nombre par ses amis.
Quant à la phraséologie issue d’un autre temps de ce personnage, elle ne nous inspirera qu’un commentaire, c’est que nous ne pouvons que nous réjouir qu’aucun traité d’amitié ne soit signé avec de tels individus.