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Brèves de Mars 2010

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Brèves en une phrase

Repentance à l'espagnole

Les thuriféraires de la repentance ont décidément une imagination sans limites.

 

Ainsi, 400 ans après l’expulsion entre 1609 et 1611, de 300 000 Morisques musulmans convertis « de force » après la reconquête de l’Andalousie par les chrétiens, un député socialiste, José Antonio Perez Tapias, a proposé le versement d’une indemnité à leurs descendants.
Les descendants de Gaulois victimes de l’occupation romaine doivent garder espoir, tout arrive pour qui sait attendre.

Pour Alain Duhamel, De Gaulle a bien trahi

À la question que lui posait récemment le magazine Historia « Quel est, selon vous, l’acte de trahison le plus retentissant de la ve République ? » Alain Duhamel, politologue reconnu, chroniqueur et professeur de sciences politiques, a répondu « Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d’Algérie. Ses plus proches collaborateurs, ajoute l’intéressé, témoignent qu’il avait l’intention d’agir pour l’indépendance de l’Algérie dès 1958, mais il était beaucoup trop intelligent pour dévoiler ses objectifs dès le départ. En fait, il s’est retrouvé dans l’obligation de mettre sur pied un simulacre pédagogique. Cette trahison a eu des conséquences, certainement indispensables, mais néanmoins inhumaines tant pour le million de Pieds-Noirs que pour beaucoup d’Algériens ».

La Fondation pour la Mémoire de la guerre d’Algérie va-t-elle enfin éclore ?

Inscrite dans la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés, la Fondation pour la Mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie est un véritable serpent de mer.
Sa naissance, pour le moins chaotique, vient de connaître un nouveau rebondissement puisque le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hubert Falco a déclaré au mois de février dernier, que cette fondation qui bénéficiera d’une dotation en capital de 7,2 millions d’euros, apporté par l’État ainsi que par trois associations d’Anciens Combattants : (La Fédération Nationale André Maginot, les Gueules Cassées et le Souvenir Français) allait enfin voir le jour aux Invalides.
Cette fondation, dont l’émergence a été annoncée à plusieurs reprises, et qui provoque l’hostilité des historiens idéologues, comme des caciques du FLN, devra aider avait déclaré Nicolas Sarkozy en décembre 2007, à la réconciliation des mémoires.
Elle sera ouverte à tous, insiste Hubert Falco : anciens appelés et officiers, Pieds-Noirs, harkis, membres du FLN et de l’OAS, et le sera aussi à l’État algérien. On imagine ce que pourra donner, si tant est que toutes les composantes l’acceptent, la réunion d’un tel aréopage.
Les Français d’Algérie ont en tout état de cause, de légitimes raisons d’être au mieux sceptiques, au pire inquiets.

Les hôpitaux français appréciés des terroristes FLN

Après l’inénarrable Bouteflika, c’est au tour de l’ancienne poseuse de bombes de la Casbah d’Alger, Djamila Bouhired, ex-épouse de Jacques Vergès, de venir suivre des soins dans les hôpitaux parisiens.
Assistante personnelle de Yacef Saadi, il faut rappeler qu’elle avait déposé le 30 septembre 1956, une bombe qui n’explosa pas dans le hall du Maurétania. Elle recruta également Djamila Bouazza qui, elle, déposa le 26 janvier suivant une bombe meurtrière au Coq Hardi. Elle fut finalement graciée et libérée en 1962. À l’heure même où le FLN vomit toute sa haine de la France, cette dernière fait montre de sa plus grande générosité en accueillant à bras ouverts cette sinistre terroriste.

Semaine anti-coloniale à Paris

Le gratin anti-colonialiste, de L’Humanité à la Ligue des droits de l’homme, s’est retrouvé en février dernier, accueilli par la Mairie de Paris, pour la désormais traditionnelle semaine anti-coloniale. L’objectif cette année était de s’attacher à la nécessité de modifier « l’imaginaire colonial » et de « déconstruire » toutes les idées visant à occulter les pages de l’histoire coloniale française. De Gilles Manceron de la Ligue des droits de l’homme, à Henri Pouillot du parti communiste, en passant par l’historien idéologue Benjamin Stora, tous les porte-voix habituels du FLN en France étaient au premier rang pour dire toute leur haine de la France coloniale et pour nombre de participants, de la France tout court. Le projet de création d’une Fondation de la Mémoire de la guerre d’Algérie fut dénoncé et l’idée même de réparation au profit des descendants d’esclaves avancée. Rien de nouveau donc sous le soleil pour ces nostalgiques tiers-mondistes.