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Brèves de Septembre 2010

Écrit par Paul Scalero. Associe a la categorie Brèves en une phrase

Youssef Ben Brahim honoré à l’école d’application d’infanterie de Montpellier

Le 18 juin dernier, la nouvelle promotion d’officiers formée à l’école d’application d’infanterie de Montpellier a pris le nom de « lieutenant Youssef Ben Brahim ». Cette initiative mérite d’autant plus d’être saluée, qu’elle est doublement symbolique. Cela tient tout d’abord à la personnalité du lieutenant Ben Brahim, né à Saïda en 1927, ancien du FLN, qui fut, après son ralliement à l’armée française, l’un de ses plus redoutables combattants.

 

C’est avec le lieutenant Georges Grillot, patron du fameux « commando Georges », que Ben Brahim se fit remarquer au sein de cette unité anti-guérilla qui comptera 200 combattants volontaires. Il contribuera à la destruction du FLN dans le secteur de Saïda, et combattit sans relâche les bandes rebelles, de janvier 1959 à janvier 1961, ce qui lui vaudra d’être nommé sous-lieutenant et adjoint de Grillot.

Blessé grièvement le 24 janvier 1961, d’un coup de hache, ce père de huit enfants, titulaire de huit titres de guerre, sera fait chevalier de la Légion d’honneur sur son lit d’hôpital.

Mais si le choix du nom de Youssef Ben Brahim est aussi symbolique, c’est parce qu’en ces temps de repentance, choisir le nom d’un combattant que le FLN tentera, à trois reprises d’assassiner, y compris en France est un acte qu’il convient de saluer à sa juste mesure, au moment même où les terroristes du FLN sont cités en exemple sur les écrans télévisuels ou cinématographiques français.


« Bloody Sunday », la Grande-Bretagne reconnaît sa responsabilité


Après 38 ans d’attente, l’État britannique vient officiellement de reconnaître sa responsabilité et celle de l’armée dans le massacre du fameux « Bloody Sunday » du 30 janvier 1972, où 14 manifestants sont tombés sous les balles des soldats britanniques.

Ce « Bloody Sunday », en 20 minutes, les soldats anglais ont tiré à 108 reprises dans la foule de 20 000 personnes rassemblées dans le quartier du Bogside pour une manifestation en faveur des droits civiques des catholiques d’Irlande du Nord.

Pas un militaire ne trouva la mort ce jour-là. Il aura fallu, après un premier rapport d’enquête expédié en quelques semaines, concluant que certaines des victimes étaient peut-être armées et avaient tiré les premières, qu’une seconde enquête lancée en 1998 établisse la vérité. Cette enquête qui dura douze ans et permit l’audition de 2 500 témoins, arrive à la conclusion que l’armée avait tiré la première sans sommations, qu’aucune des victimes n’était armée ou ne présentait une quelconque menace qui aurait pu justifier les tirs, qu’enfin, certaines d’entre elles ont été tuées ou blessées alors qu’elles tentaient d’en aider d’autres.

Ces conclusions nous amènent à rêver que l’exemple britannique puisse être suivi par l’État français pour qu’enfin, la vérité soit dite et les responsabilités établies sur une fusillade survenue dix ans plus tôt, un funeste jour de mars 1962, rue d’Isly, à Alger.


Les « Moudjahidins algériens », un business qui porte ses fruits


Il n’y a pas dans l’Algérie bouteflikienne que le nombre de chômeurs qui augmente, celui des anciens combattants du FLN croît lui aussi à un rythme accéléré.

Jugeons-en, en 1962, les statistiques indiquaient qu’il ne restait que 10 000 combattants du FLN dont 1 500 sur le terrain en Algérie même. Dans les années soixante-dix, on en compte déjà 70 000 ; et ce n’était qu’un début puisque le chiffre officiel du nombre d’anciens combattants s’établit à 500 000 dans les années quatre-vingt, pour passer fin 1990, à 1,2 million de pensionnés auxquels s’ajoutent 6 millions d’ayants droit.

A quoi doit-on cette inflation de « résistants » de l’après-guerre ? La corruption est évidemment à l’origine de ce phénomène, la carte miracle d’ancien moudjahidin permettant de bénéficier d’un poste réservé dans la fonction publique, d’accéder au logement, au transport gratuit ou d’être exonéré de taxes sur l’importation de véhicules.

La Dépêche de Kabylie indiquait à ce sujet en janvier 2009 que « cette caste des anciens combattants est le pilier du clientélisme, de la corruption et du copinage installés par le pouvoir politique ». Là encore, le pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika qui tire sa légitimité du mythe de la guerre d’indépendance, entretenu par le FLN, ferme les yeux sur ce phénomène et l’encourage même. En effet, cela lui permet d’entretenir un réseau de faux anciens combattants qui n’oublient pas le moment venu d’apporter leurs voix au pouvoir.

Avec ces pratiques, le FLN et le mythe de la révolution triomphante ont encore de beaux jours devant eux.


35,6 millions d’habitants en Algérie


L’Algérie compterait au 1er janvier 2010, selon l’Office national des statistiques, 35,6 millions d’habitants, dont plus de 28 % auraient moins de 15 ans.

Le dernier recensement, effectué en avril 2008, donnait une population de 34,8 millions d’habitants. Rappelons que la population totale de l’Algérie s’élevait à 10 millions d’habitants en 1962, dont 9 millions de musulmans.


Louisette Ighilahriz veut saisir le tribunal pénal international


La « moudjahida » Louisette Ighilahriz vient d’annoncer qu’elle avait l’intention de porter l’affaire de sa torture par des généraux français lors de la guerre d’Algérie devant le tribunal pénal international.

Qualifiant la colonisation de « crime historique perpétré par le France contre le peuple algérien », elle a estimé que « la décolonisation forcée n’avait pas mis fin à ce crime dont les effets désastreux font encore souffrir et pour longtemps, dit-elle, le peuple algérien ». Mme Ighilahriz qui a accusé, pêle-mêle, de tortures Massu, Bigeard, Le Pen, et beaucoup d’autres, n’est pas, nous le savons, à une approximation près. Elle est surtout, force est de le reconnaître, particulièrement discrète sur les crimes commis par ses propres amis du FLN, que l’on peut pourtant associer à des crimes contre l’humanité. Sa démarche, devant le tribunal pénal international, pourrait même donner quelques idées aux familles de harkis, de disparus européens, de victimes de Mélouza ou d’El-Halia, qui seraient en droit à leur tour, de poursuivre en justice les tortionnaires du FLN. En grattant d’ailleurs un peu, Mme Ighilahriz pourrait peut-être se retrouver elle-même à son tour poursuivie aux côtés des sinistres Zohra Drif et autres Djamila Bouhired, ses comparses terroristes.


Bouchareb présentera « Hors-la-loi » aux Oscars, au nom de l’Algérie


À l’heure même où une trentaine d’artistes français parmi lesquels Costa Gavras et Djamel Debbouze, festoyait à l’invitation de la très sectaire ministre de la Culture algérienne Khalida Toumi, à l’occasion de la sortie en avant-première du film « Hors-la-loi » à Alger, Rachid Bouchareb, annonçait son intention d’inscrire le film algérien (financé par la France) dans la compétition du meilleur film étranger aux Oscars, en mars 2011. Le metteur en scène d’« Indigènes », qui semble considérer au passage que les «Césars» du cinéma français ne sont pas de son niveau, ne jure ainsi de rien en ajoutant qu’il a de toute façon gagné son pari : celui de présenter un grand film sur la révolution algérienne au Palais des festivals à Cannes. Nous sommes nombreux à espérer que ce film militant, exécuté sur commande du pouvoir FLN, connaîtra le sort qu’il mérite : c’est-à-dire l’oubli.


Les Algériens trouvent un nouveau prétexte pour accuser la France : les déportés en Nouvelle-Calédonie


Les revanchards du FLN et leurs affidés viennent de trouver un nouveau motif d’accusation de la France avec le dossier des Algériens déportés en 1872 en Nouvelle-Calédonie. Lors d’un forum consacré par le quotidien El Moudjahid aux « crimes coloniaux de 1830 à 1954 », un certain maître Benbraham a considéré, en lançant un appel au président Bouteflika, que les descendants des 212 Algériens déportés à la suite de la révolte d’El-Mokrani devaient avoir droit pour revenir en Algérie à un passeport vert et non français.

Les historiens et avocats algériens participant à ces débats, tous étroitement sous contrôle du pouvoir, n’ont pas manqué de saisir une nouvelle fois l’occasion d’exiger de l’Etat français des excuses pour les soi-disant crimes commis pendant la colonisation. Ces exigences provocatrices étant sans limite, un autre spécialiste du droit (du droit algérien s’entend) un certain Mohamed Chikhane en a rajouté en demandant qu’au-delà des crimes contre l’humanité qu’aurait commis la France, on reconnaisse également la notion de crimes économiques et de crimes contre l’identité algérienne.

Rien de nouveau donc au pays de la surenchère FLN pour masquer la faillite complète d’un régime et d’un parti corrompus et délétères.


Où est passée Alger la Blanche ?


Alger vient de se voir décerner le titre peu envié de « 3e ville la plus sale du monde » après Banjul et Kigali, capitales respectives de la Gambie et du Rwanda, selon une étude menée par le groupe britannique Urban Clean Environment.

Qualifiée de cité repoussante par le quotidien algérien El Watan, aucun quartier ne serait épargné puisque les trottoirs des endroits les plus huppés de la capitale algérienne à l’instar d’Hydra, crouleraient même sous les immondices et attireraient les rats qui n’hésiteraient plus à sortir en plein jour.

« Le blanc dans lequel Alger s’était drapée il y a des millénaires a viré au gris » déplore le quotidien algérien L’Expression.

Ses rues et ses ruelles en plus d’être insalubres, sont défoncées. Les horaires de ramassage d’ordures, irréguliers. Entassées dans des poubelles jonchant le sol, elles y séjournent parfois plusieurs jours avant d’être évacuées, favorisant la naissance de foyers de microbes.

Près d’un demi siècle après l’indépendance, Alger la Blanche semble n’être qu’un lointain souvenir.


Paul Scalero