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Le parti communiste affiche une nouvelle fois sa haine des Pieds-Noirs, et son mépris pour leurs drames

Écrit par Thierry Rolando. Associe a la categorie Editos

Le parti communiste affiche une nouvelle fois sa haine des Pieds-Noirs, et son mépris pour leurs drames

Le parti communiste, chacun le sait, n’a jamais été l’ami des Pieds-Noirs, en témoigne son sinistre rôle dans le soutien au réseau des porteurs de valises dans la guerre d’Algérie.

Cinquante ans après le drame de l’exode, alors même que les victimes de tous bords devraient reposer en paix, et que la liberté de leur rendre hommage devrait être reconnue à chacun, le parti communiste, par la voix de son groupe sénatorial, vient à nouveau de manifester une bouffée de haine à l’égard des Français d’Algérie.

Les 24 sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen qui associe pêle-mêle communistes, chevènementistes, et membres du parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, viennent en effet de déposer le 7 juillet dernier une proposition de loi visant soi-disant à interdire la réhabilitation insidieuse de l’OAS.

Ce texte réclame ainsi, à la suite du lobbying actif de la FNACA, l’interdiction de toute mention des victimes de la rue d’Isly au Mémorial national du quai Branly qui doit, selon les élus communistes, retrouver sa vocation originelle. Les édiles communistes soulignent que « si les victimes de la rue d’Isly ont été enrôlées ou simplement manipulées par l’OAS, elles n’en ont pas moins obéi en toute connaissance de cause, à un mot d’ordre émanant d’un mouvement séditieux dont l’objectif consiste à faire obstacle par les armes et la terreur organisée, par le massacre collectif ou l’assassinat individuel, par l’attentat aveugle ou ciblé, à l’application des accords d’Evian, majoritairement approuvés par les Français, ce qui avait pour objet d’entraver l’accès de l’Algérie à l’indépendance ». « Si de toute évidence, rappellent ces mêmes sénateurs, le respect est dû par la collectivité, à l’ensemble des victimes de la guerre d’indépendance de l’Algérie sans exclusive d’aucune sorte, celles de la fusillade ne peuvent en aucun cas être assimilées aux morts pour la France ».

Le groupe sénatorial communiste en vient ainsi à proposer tout simplement de restreindre le périmètre des cérémonies commémoratives ayant pour objet « de glorifier les auteurs d’agissements inacceptables commis par l’OAS ou en son nom, et dont l’apologie publique, plus ou moins explicite, est de nature à porter atteinte d’une part, aux principes du respect dû aux familles de victimes et de la nécessaire sauvegarde de l’ordre public, et d’autre part, aux règles de décence et de neutralité applicables au lieu où elles se déroulent ».

En d’autres termes, pour les communistes, sachant que toute manifestation ou commémoration initiée par les Français d’Algérie sent le souffre et sera de toute façon taxée par la voix de ces mêmes élus, d’apologie du terrorisme, cela reviendra à interdire, de fait, toute expression mémorielle.

Robert Hue et ses amis sénateurs n’ont donc ainsi pas perdu leurs réflexes fondamentaux hérités du stalinisme et dont l’objectif est toujours d’interdire toute expression démocratique et tout hommage aux victimes qui ne leur conviennent pas. Rappelons que ces mêmes élus n’hésitent pas pour leur part à inaugurer des stèles à la gloire du terroriste Maurice Audin, en hommage au dictateur Ho Chi Minh comme à Montreuil, ou à célébrer en toutes occasions les terroristes du FLN ou les porteurs de valises…

Le parti communiste français qui, malheureusement, contrôle en France plus de 800 mairies au sein desquelles abondent les rues du 19 mars 1962, aurait sans doute mieux à faire que de cracher sur les tombes des malheureuses victimes de la rue d’Isly.

Il se devrait, lui qui se revendique toujours d’une idéologie nauséabonde, de s’interroger sur les raisons qui ont poussé, tout au long du xxe siècle, ses dirigeants à se rendre coupables dans plus d’une vingtaine de pays, de l’une des plus effroyable tragédie humaine qui a causé 80 millions de morts. Il doit s’interroger aujourd’hui plus que jamais sur sa propre responsabilité dans le soutien aveugle à ces pratiques totalitaires. Pour ces adeptes de la repentance à sens unique, il y aurait au moins un bon exemple à donner.

Thierry Rolando