Articles

Imprimer

Juin 2006

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Satisfecit et Cartons Rouges

L’attribution de nos cartons rouges étant toujours un exercice délicat tant le nombre de prétendants est conséquent, nous décernerons notre palme cette fois-ci à l’inénarrable ministre des Affaires étrangères : Philippe Douste-Blazy. En visite en avril dernier à Alger pour relancer le traité d’amitié franco-algérien, Philippe Douste-Blazy tout surpris de son audace, lui qui avait rappelé avec ironie quelques jours auparavant, que le président Bouteflika semblait apprécier nos hôpitaux, a, cette fois, adopté un profil bas. Notre ministre y est allé de son discours sirupeux, vantant le partenariat d’exception avec l’Algérie ou affirmant la volonté de l’opinion publique française de signer le traité. En dépit de cet «  à plat-ventrisme », Philippe Douste-Blazy n’a eu pour seul résultat que de se voir renvoyer dans les cordes par le sinistre Bouteflika exigeant que la France fasse des excuses solennelles et qu’elle reconnaisse ses crimes. Décidément n’est pas Talleyrand qui veut.

Nos satisfecit iront aux quarante députés conduits par l’infatigable député des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, qui ont en mai 2006, écrit au président de la République pour lui demander, au titre du parallélisme des formes et par souci d’égalité de traitement, d’abroger l’article 2 de la loi du 21 mai 2001, dite loi Taubira, précisant que les programmes scolaires accordent à la traite négrière la place conséquente qu’elle mérite. En effet, on s’en souvient la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés avait vu son article 4 abrogé au motif, précisément, qu’il invitait les livres d’histoire à accorder à la présence française outre-mer la place qui lui revient, abrogation décidée par Jacques Chirac. Mais ce qui vaut pour les rapatriés, ne vaut pas pour les autres. En somme, deux poids deux mesures, ce contre quoi se sont élevés les députés signataires, dont une vingtaine (Kert, Joissains, Gilles, Rivière, Tabarot, Mariani…) sont des députés provençaux. Inutile de préciser que cette démarche n’a recueilli que le plus profond mépris du chef de l’État.

Coup de chapeau

Rédacteur en chef du journal Présent, Alain Sanders, natif du Maroc, n’a jamais oublié ses racines pieds-noires. Il s’est fait un devoir à longueur de colonnes, d’exprimer fidèlement le sentiment qui pouvait être celui des rapatriés face aux insultes de Bouteflika, à l’abrogation de l’article 4 de la loi sur les rapatriés, ou bien encore du traité d’amitié franco-algérien. Il n’a jamais omis non plus de rendre compte des prises de position ainsi que des initiatives du Cercle algérianiste. Cela méritait bien un coup de chapeau. Merci donc à Alain Sanders.