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CVR du 30 Novembre 2007 : Les nouveaux assassins de la mémoire

Écrit par Michel Lagrot. Associe a la categorie Le Comité de Vigilance et de Riposte (CVR)

Les nouveaux assassins de la mémoire


L’immense rassemblement du souvenir que le Cercle algérianiste a organisé à Perpignan, la ferveur qu’il a suscité, l’importance de l’événement au regard de la grande conspiration du silence scellée autour du drame des Français d’Algérie depuis 1962, ont fait ressurgir les vieux chevaux de retour de l’anti-France, toujours vigilants lorsqu’il est question pour nous de remettre l’Histoire à l’endroit.


De quoi s’agissait il ? d’honorer enfin la mémoire de milliers des nôtres, pauvres gens disparus, enlevés, séquestrés, assassinés après torture, dont on ne sait rien et que nos gouvernements ont abandonnés jusqu’à refuser aux familles l’accès aux archives .Crime d’Etat, presque sans précédent dans un pays qui se dit civilisé…


Mais donner un nom à ces fantômes, donner un lieu de recueillement à des familles brisées, ces gestes que leur ingrate patrie n’a pas accomplis depuis quarante cinq ans, dans un monstrueux déni de justice, nous n’avions pas le droit de les faire ! ainsi en ont décidé les vertueux policiers de la pensée unique, qui, parés des titres que leur faillite historique leur confère, se sont acharné depuis des mois à s’opposer par tous les moyens de l’agit-prop à notre travail de mémoire .


On a vu ces groupuscules surgir en toute occasion, pancartes en main, insultes et menaces à la bouche, se faisant cautionner par de pseudo historiens ( de nos jours, le barbare s’habille en historien  ) dans de savants et verbeux colloques oû tonnaient les héritiers des systèmes les plus sauvages de la saga humaine….oui, les communistes étaient là ! l’idéologie la plus meurtrière qu’on ait connu se posait en donneuse de leçon, accompagnée des idots utiles de rigueur, des falsificateurs de l’Histoire, des défenseurs des « Droits de l’Homme », et des spécialistes de la liberté d’expression réduite aux copains… le prétexte de l’indignation de ces humanistes était que nous devrions rendre hommage aux morts « des deux cotés »….. abracadabrante prétention, au terme de laquelle nos pauvres morts auraient du figurer aux cotés de leurs bourreaux !! comme, sans doute, le nom des SS d’Oradour sur Glane figure, pour le recueillement des foules, sur le monument commémoratif de ce village martyr ? d’ailleurs, le communiste Mouloud Aounit, qui est quelque chose comme le président du MRAP, a craché le morceau : « après cela, il ne peut y avoir d’amitié entre la France et l’Algérie, c’est un déni d’avenir ! » …ce qui signifie exactement que l’empêchement à la dite amitié n’est pas l’existence d’un contentieux aussi grave, mais le fait que ce scandale est porté sur la place publique… exercer un génocide n’est rien, en parler est un crime .

Les défenseurs des Droits de l’Homme nous refusent celui d’honorer nos morts, les tenants de l’Amitié entre les peuples nous interdisent d’exister ….les champions du débat démocratique nous dénient le droit à la parole…la vertu républicaine est bien défendue !

On pourra, bien sur, trouver dérisoires les quelques porteurs de haine qui, face à notre dignité, défilaient à Perpignan le jour de notre congrès : ils étaient moins de cent, représentant 36 associations ( !!! ), mais ils bénéficiaient aussitôt des habituels relais : outre la presse locale toujours complaisante, leur nombre était déjà passé à 200 sur les ondes de France Culture, et, comme à Sétif, ils seront bientôt 45000 … la presse nationale se tait, sauf les feuilles d’extrême gauche qui s’indignent..si on laisse aux Pieds Noirs le droit d’honorer leurs morts, oû va-t-on ?


De toute cette agitation qui finalement n’a pas ému grand monde ( les réactions locales dans la presse perpignanaise étaient largement favorables à notre cause ), nous pouvons néanmoins tirer un constat : cinquante ans de diffamation, d’ostracisme, de mensonge à notre encontre ont resserré nos rangs et nous ont empêchés, grâce à Dieu, de devenir au fil du temps des Français moyens : Nous avons compris, à Perpignan, que nous sommes , plus qu’une « communauté »  , une famille…merci, messieurs !

M.Lagrot

Hyères le 30 nov 2007