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CVR du 27 Juillet 2007 : Zohra Drif, la tueuse distinguée

Écrit par Michel Lagrot. Associe a la categorie Le Comité de Vigilance et de Riposte (CVR)

Zohra Drif, la tueuse distinguée


Nous connaissons tous Zohra Drif, la poseuse de bombe graciée par le général de Gaulle. Il est vrai qu’elle n’avait tué et mutilé que des Pieds noirs, femmes et enfants : pas de quoi fouetter un chat ! Or cette honorable terroriste vient d’obtenir une éclatante distinction, recevant, à Damas, le prix de la femme arabe la plus distinguée, décerné par le centre d’étude de Dubaï. C’est le sympathique Bachar el Assad, le président syrien dont on sait avec quelle discrétion il fait liquider ses adversaires en territoire libanais, qui lui remettra son prix.

Rappelons ici qui est Mme Drif, veuve Bitat : cette arabo-berbère est née en 1938 du coté de Tiaret « dans une famille modeste », disent ses biographes . La modestie de cette famille ne l’empêche pas, les affreux colonialistes aidant, ( les bourses, c’est bon à prendre...) de devenir étudiante à la faculté de droit d’Alger dans les années chaudes. Une étudiante qui ne vit que dans la haine de la France, une haine presque pathologique qu’elle exprime sans complexe à ses condisciples européens, et que, dans les abhorrés régimes colonialistes, nul ne songe à réprimer..
Evidemment, elle a d’intéressantes fréquentations, et le beau Yacef Saadi, associé à Ali la pointe, souteneur de son état, n’a aucun mal à la recruter dans son gang privé pour militer, c’est à dire en clair pour assassiner des quidams, de préférence ses petits copains de faculté, et à défaut des femmes ou des enfants pris au hasard. Et comme ces salauds de colonialistes ne pratiquent pas l’apartheid, rien de plus facile que de s’attabler à une table de café et de déposer une bombe, laquelle ne manquera pas de mutiler et tuer ces cibles, choisies parce qu’innocentes ...

Ceci se passe à l’occasion de ce qu’on appelle aujourd’hui bien inexactement la «bataille d’Alger », et la belle Zohra tombe entre les mains des paras. Elle n’a jamais expliqué comment les troupes de Massu censées, on nous le répète sur tous les tons, pratiquer la torture et liquider les terroristes, l’ont simplement remise à la justice, quoique parfaitement informées du parcours de la Demoiselle ; nous raconterait on des histoires ? quoiqu’il en soit, voila notre héroïne condamnée à vingt ans de travaux forcés – les affreux colonialistes ne sont pas durs envers les serial killers ! – et, bien sur, libérée après quelques mois dans la prison de Barberousse oû le régime ne devait pas être trop dur si l’on en juge par sa forme olympique depuis sa sortie. On devait aussi avoir du temps libre dans ce régime de travaux forcés, puisqu’elle publie en 1960 un livre - en français – titré « La mort de mes frères ».

Depuis cette mise en jambe, Zohra Drif a fait du chemin : avocate, elle épouse Rabah Bitat, autre éminent ami de la France, et se fait élire ( à la mode du pays ) sénatrice , mieux, vice- présidente du « Conseil de la Nation ». Le régime FLN, un des plus corrompus de la planète, sait récompenser les vrais talents : et puis, mieux vaut rester entre soi...Veuve, avec quelques bourrelets et quelques rides en plus, n’ayant jamais cessé d’afficher sa haine de la France lorsque les micros français lui étaient complaisamment tendus, la voici donc consacrée par le monde arabe. A l’heure oû le sinistre Khadafi fait revivre avec ostentation la tradition de la piraterie, oû le président syrien pratique ouvertement le terrorisme d’état, la couleur est annoncée : la femme arabe « la plus distinguée » ne pouvait être qu’une poseuse de bombe...

M.Lagrot
responsable CVR. Hyères 27/7/2007