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CR du 20 Août 2005 : 20 Août 1955....remember !

Écrit par Michel Lagrot. Associe a la categorie Le Comité de Vigilance et de Riposte (CVR)

20 Aout 1955....remember !


Cinquante déja, et dans nos « gros » media , pas un mot .....alors rappelons nous : le vingt août 1955, à El Halia, petit village minier proche de Philippeville en Algérie, un massacre atroce supprimait la quasi totalité de la population européenne locale. Dans d’effroyables circonstances, un flot bestial de population musulmane du douar voisin se ruait sur des familles d’ouvriers exploitant la mine, exterminant sans discernement  tout ce qui vivait, brisant le crane de nourrissons contre les murs, éventrant les femmes au sabre, mutilant les enfants à la hache... Quand les secours arrivent, El Halia n’est qu’une immense flaque de sang.

Parmi les émeutiers, des ouvriers de la mine, qui vivaient en bonne intelligence avec ces Français depuis toujours, jouissant des mêmes droits et des mêmes payes, et se sont rués avec les autres au cri de «  Djihad »......

Tout cela n’avait évidemment rien de spontané : le chef FLN Zighout Youssef avait monté l’opération avec ses troupes sur le mot d’ordre : « pas de pitié, pas de quartier ». L’opération en question consistait à obliger les villageois voisins à se ruer au massacre, dûment encadrés par les commissaires politiques du FLN et par des djounoud en arme. Ordre appuyé par des arguments auxquels on ne résistait pas....

Les forces de l’ordre intervinrent avec célérité, mais trop  tard pour éviter le massacre. La riposte s’est déroulée sans discernement pour une raison évidente : la totalité du village ayant été compromise, il n’y avait guère de question à se poser sur les responsabilités. Le jour suivant, 475 cadavres de hors la loi étaient retrouvés ; 800 prisonniers sont faits par l’armée, dont plusieurs seront condamnés à mort et jamais exécutés. Parmi eux, certains dont la condamnation suscitait l’indignation , deux ans après, de cette grande conscience de Germaine Tillon, laquelle n’a pas eu le temps de pleurer sur les enfants d’El Halia. Il est presque inutile de signaler au passage que le drame de ce village, dans l’imagerie de nos « historiens » actuels, c’est la répression, dont les chiffres, comme à Sétif en 1945, sont multipliés par 5, 10 ou 50 suivant l’humeur...On se rappelle une interview de l’inusable Gisèle Halimi à France Inter dans laquelle elle avait dénoncé avec horreur ( mais à tort dans le cas présent ) l’usage du napalm par l’armée : mais l’usage de la hache par les assassins n’appelait aucun commentaire de sa part.

Le chef fellagha avait inauguré cette fois là une méthode qui a changé la face de cette guerre et montré son efficacité : contraindre par la terreur les populations musulmanes à creuser par la violence un fossé auparavant inexistant entre elles et les Européens, et enfoncer le pays dans la guerre révolutionnaire. Dans une émission récente de la chaine de TV ARTE consacrée à insulter l’Armée française d’Algérie en deux épisodes bourrés de documents falsifiés, de faux témoignages, et d’omissions étudiées, on a pu voir au moins un instant de vérité : le
«  commandant » Si Azzedine, chef rebelle de l’époque , explique, le sourire aux lèvres, sa tactique  : obliger, de nuit, les villageois musulmans proches d’un poste militaire à se livrer à des actes de sabotages sous sa surveillance, puis décrocher avec ses troupes de façon à livrer ces villageois aux représailles de nos soldats, avec l’espoir qu’ils seraient molestés au maximum. Et ensuite les enrôler dans ses rangs par crainte des Français...
Difficile de rêver plus lâche ! mais le commentateur du film n’y trouve rien à redire.. Le procédé, en tous cas, qui fut à peu près celui d’El Halia, est très officiellement et complaisamment reconnu par le FLN.

Mais, en ce jour de disgrâce, ce n’est pas tout. En concertation avec les rebelles d’Algérie, les centres miniers d’Oued Zem et Khenifra au Maroc étaient attaqués avec la même sauvagerie : les émeutiers, entre autres,  ayant attaqué l’hopital assassinèrent les malades dans leurs lits en y mettant le feu.....Cependant, à la différence de Philippeville, de nombreux Marocains se joignirent aux Français pour la défense de l’agglomération.

Le lendemain, Le très catholique et très cacochyme François Mauriac écrivait sur ces évenements marocains que «  son coeur saignait ... » pour les enfants assassinés dans leur lit ? non point ! parce que l’Armée avait lancé ses T6 bombarder les émeutiers réfugiés dans la montagne pour dégager l’agglomération!

Quant à Gilbert Granval, le calamiteux résident de France à l’époque, il avait d’abord refusé de réprimer l’émeute et protéger les vies menacées, déclarant qu’il n’allait pas compromettre les négociations en cours pour sauver la vie de quelques Français.....

Certaines victimes figurent sur tous les livres et dans toutes les rues : nul ne peut – à juste titre-ignorer Oradour sur Glane....mais pour toutes les victimes innocentes et méprisées des ces Oradour nord africains que furent El Halia et Oued Zem, ayons au moins une pensée, en cette période . Nos coeurs, à nous, saignent sans hypocrisie....


M.LAGROT
Responsable CVR
Hyères 20/08/05