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CVR du 31 Octobre 2004 : Le téléphone sonne

Écrit par Michel Lagrot. Associe a la categorie Le Comité de Vigilance et de Riposte (CVR)

Le téléphone sonne

C’est le titre d’une émission populaire de France Inter, censée réunir des appels d’auditeurs désireux de poser des questions ou d’intervenir à l’antenne sur tel ou tel sujet, traité contradictoirement par des invités sur un plateau, autour d’un journaliste. 

Or donc ce vendredi, le sujet tournait autour du cinquantième anniversaire du déclenchement de la rébellion du FLN et les invités étaient l’inévitable B.Stora, la très médiatique Zohra Drif, et pour représenter les Français d’Algérie, Jean Pierre Rondeau.

Zohra Drif, que les medias français présentent complaisamment comme « héroïne de la Resistance algérienne », cultive une haine maladive de la France et surtout des Français d’Algérie, ce qui lui vaut d’être invitée privilégiée de notre Télévision, laquelle lui déroule le tapis rouge en toute occasion. Il est vrai que cette ancienne poseuse de bombes est avocate et sénateur désignée au parlement de son pays, donc dotée d’une solide expérience de debater. Elle pratique les sophismes les plus malhonnêtes avec l’admirable accent de sincérité des politiciens les plus retors…

Benjamin Stora est l’inévitable « spécialiste de la guerre d’Algérie ». Cet ambitieux universitaire en a astucieusement fait son fond de commerce, et il sait mieux que personne ce qu’il faut dire et ce qu’il faut taire pour faire carrière. A l’heure oû une affaire en cours à la Faculté de Lyon nous démontre avec éclat qu’en dehors de la ligne, il n’est point de salut, ni même d’existence possible, sa position est donc toute tracée….présenté comme historien, orfèvre de la falsification, il possède une habileté dialectique consommée, rodée par la pratique pédagogique et surtout par une formation trotskiste efficace. L’estampille d’historien lui est acquise de plein droit en tant que serviteur inconditionnel de l’idéologie anticolonialiste …pour la vérité, c’est une autre affaire !

Il est alors presque inutile de relever que ces deux intervenants apparaissaient, même sans concertation entre eux  - elle eut été inutile -, comme deux complices. La partie était donc fort inégale pour JP Rondeau….mais c’est la tradition médiatique de notre pays oû le paté est toujours fait de cheval et d’alouette !


Le débat , ouvert par un animateur assez neutre et sans agressivité à notre  encontre  - un vrai progrès -, a d’abord donné lieu à un exposé assez pédant du professeur BS, auquel JP Rondeau répliqua par la seule chose à dire, à savoir que nous contestions absolument son impartialité . Ce propos sacrilège et inattendu déclencha chez l’interessé une réaction de mandarin : habitué à être traité en vache sacrée de l’Histoire contemporaine, le Stora s’est répandu en leçon de morale en direction des « rapatriés », lesquels devraient enfin comprendre qu’il est temps de tourner la page, de savoir se réconcilier, etc. et surtout de cesser de « confisquer l’Histoire » ! on croit rêver….

D’ailleurs la controverse, plutôt que le débat, a donné lieu, -on a l’habitude- à une véritable inversion de la réalité : alors que Stora, l’homme qui s’est approprié notre histoire pour la couler dans le moule du politiquement correct, accusait les Pieds Noirs de confisquer l’Histoire, la sénateur du FLN, caricature d’apparatchik d’un des pouvoirs les plus corrompus de la planète, qui a vomi sur tous les medias sa haine de la France, réprouvait dans cette émission la haine q’elle prétendait ressentir dans les propos, pourtant bien mesurés, de JP Rondeau…

Ne disons rien des intervenants au téléphone, soigneusement sélectionnés sur leur insignifiance ; tout le monde il est beau, c’est pas bien de ranimer les plaies, il y a eu des torts des deux cotés etc. : l’habituelle bouillie pour les chats…

La seule question, la vraie qui valait d’être posée en ce sinistre anniversaire, n’a pas été mise sur le tapis. Après cinquante ans, on peut déjà faire un bilan : Quel est il ? L’Algérie indépendante aujourd’hui est elle prospère, heureuse et paisible ? La France sans sa province perdue est elle en plein essor, en paix avec elle même ? Les Français « rapatriés » sont ils réintégrés « sans drame et sans douleur » comme disait un général ? Ce résultat valait-il huit ans de sang et de larmes ?

Hélas, on connaît la réponse à ces questions que personne ne pose…le mérite de cette émission, néanmoins, aura été de montrer que, du drame algérien, rien n’est réglé. Et cela, les Pieds Noirs le diront jusqu’à leur dernier souffle…….

M.LAGROT
Responsable CVR
Le 31/10/04