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Le retour des « ayatollahs » de la pensée unique

Écrit par Paul Scalero. Associe a la categorie Loi du 23 Février 2005 sur les rapatriés

On le constate chaque jour davantage, les « ayatollahs » et autres idéologues de la pensée unique sont de retour et ils menacent tous ceux qui ne versent pas dans le politiquement correct. Jugez-en donc.

Jean Raspail, poursuivi, Alain Finkielkraut, poursuivi, Max Gallo, poursuivi, Hélène Carrère d’Encausse, poursuivie, jusqu’à un historien, auteur d’un livre sur l’histoire de l’esclavage, poursuivi pour avoir prétendu que la traite était aussi l’œuvre des pays arabes et des tribus noires entre elles.

Appuyés par les habituelles officines « droits de l’hommiste » proches de la gauche la plus extrême, ces mêmes idéologues se sont élevés, bien sûr, contre la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés.

Il est pour eux insoutenable que la loi puisse imposer la reconnaissance de quelque aspect positif que ce soit de la présence française en Algérie, et ce, au nom de la neutralité de l’enseignement.

Relayés par les traditionnels médias bien pensants que sont France-Inter, LibérationLe Monde, ils agitent, pour justifier le bien-fondé de leur démarche négationniste de l’œuvre de la France en Algérie, le spectre d’une nouvelle guerre des banlieues ou bien le risque d’une dégradation de l’image de la France que nous donnerions à nos partenaires africains, et à Abdelaziz Bouteflika en particulier, auprès duquel certains semblent d’ailleurs prendre leurs consignes. ou

Ils ont perdu, le 29 novembre dernier, la première manche à l’Assemblée nationale, puisque la proposition de loi socialiste visant à abroger le fameux article 4 de la loi précitée a été rejetée par une large majorité.

Un récent sondage témoignant de l’appui de l’opinion à la loi du 23 février 2005 leur apporte, en outre, un cinglant désaveu.

Mais ces nouveaux « ayatollahs » ne sont pas pour autant découragés.

Trois de ces historiens militants viennent, en effet, de lancer une énième pétition pour appeler à la non-application de la loi, à une désobéissance civile en quelque sorte.

Ces thuriféraires de la neutralité de l’enseignement nous donnent ainsi une belle illustration du fond de leur pensée : « la loi n’est bonne que si elle nous convient » ; la neutralité de l’enseignement, sommes-nous enclins à penser, ne doit l’être pour eux que si elle est arrangée à leur sauce.

Il faut dire, que dans cette spirale de repentance à sens unique et d’autoflagellation ces nouveaux « talibans » se sentent pousser des ailes.

C’est d’ailleurs désormais au tour de Napoléon d’être l’objet de leur vindicte puisqu’un obscur historien vient de le baptiser « précurseur de Hitler en génocide » en demandant que la France fasse repentance pour l’action de l’Empereur dans les Antilles.

Tout ceci se déroule sous l’œil effaré du président de la République qui, une fois de plus, a pris son courage à deux mains pour aller commémorer le bicentenaire d’Austerlitz à Bamako, au Mali, après avoir envoyé le porte-avions Charles-De-Gaulle et une partie de la flotte française célébrer le mois dernier la défaite de Trafalgar.

Oui, vraiment, il y a de quoi se taper la tête contre les murs.

Paul Scalero