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Mars 2007

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Satisfecit et Cartons Rouges

Carton rouge :

Carton rouge tout d’abord à l’ensemble des sénateurs communistes qui ont déposé une proposition de loi tendant à la reconnaissance de la manifestation FLN à Paris, du 17 octobre 1961.
Les auteurs de cette proposition qui souhaitent, bien évidemment, œuvrer en faveur d’un rapprochement entre le peuple algérien et le peuple français tel que l’indique l’exposé de leurs motifs, envisagent également l’érection d’un lieu du souvenir.
Il faut bien reconnaître que les élus concernés ne manquent pas non plus de toupet puisque dans l’article 3 de leur proposition de loi, ils préconisent que les manuels scolaires, et ceux d’histoire en particulier, mettent à l’honneur la manifestation du FLN à Paris. Ces mêmes élus, adeptes de la neutralité de l’enseignement, exigeaient il y a peu de temps encore l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui invitait les manuels scolaires à évoquer l’œuvre positive des Français en Algérie. Sans commentaire.
Nous préférons pour notre part donner un éclairage sur une autre proposition de loi, celle déposée par soixante-quatre députés visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes communistes. Nous ne serons pas cependant naïfs en nous berçant de faux espoirs car nous savons pertinemment que cette initiative n’a strictement aucune chance d’aller à son terme.

Carton rouge également à Jean-Louis Debré. Le président de l’Assemblée nationale a effectué, en effet, du 19 au 22 janvier dernier une visite officielle en Algérie en bonne compagnie, celle des présidents de groupes communistes et socialistes à l’Assemblée nationale. M. Debré a ressorti, en présence de ses interlocuteurs algériens, pour la circonstance, l’idée de la création d’une Commission mixte franco-algérienne chargée de rapprocher les points de vue.
Il aurait été reçu, nous dit la presse, avec un luxe d’attentions digne d’un chef d’État et était porteur d’un message du président Chirac insistant sur la nécessité d’instaurer un partenariat d’exception aboutissant au fameux traité d’amitié franco-algérien.
Décidément, le président Chirac, dont on savait qu’il avait une drôle de conception de l’honneur de la France pour l’avoir laissé insulter par le sinistre Bouteflika des mois durant, n’a qu’une obsession en tête, avant son départ de l’Élysée, signer à n’importe quel prix un traité dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est vraiment pas opportun.


Satisfecit

Satisfecit pour quelques parlementaires qui acceptent encore de monter au créneau en faveur des rapatriés : citons ainsi Richard Mallie, député des Bouches-du-Rhône qui s’est prononcé dans le journal Minute en faveur d’une commission d’enquête sur les disparus et s’est étonné qu’aucun monument, ni aucune stèle d’État ne soient venus concrétiser l’article de loi « portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés ».

De même, saluons la constance du député des Alpes-Maritimes, Jérôme Rivière, qui s’est prononcé sans ambiguïté contre l’initiative de plusieurs de ses collègues d’ériger la date du 19 mars à côté de celle du 5 décembre comme date officielle de la fin de la guerre d’Algérie.

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