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Juin 2009

Écrit par Administrateur. Associe a la categorie Satisfecit et Cartons Rouges


Point n'est besoin de chercher trop longtemps pour, comme à l'habitude, décerner nos traditionnels cartons rouges tant les postulants et amis de la « cause pied-noire » sont légions !
Le 19 mars 1962 et ses thuriféraires ont fourni assurément, ces derniers mois, le contingent le plus évident de tous ceux qui peuvent figurer en bonne place dans ce tableau d'honneur à rebours.
L'inénarrable député communiste Maxime Gremetz, bizarrerie parlementaire d'une survivance stalinienne, fait ainsi partie, avec l'ensemble du groupe communiste à l'Assemblée, de nos récipiendaires pour avoir déposé une énième proposition de loi en faveur de la reconnaissance du 19 mars 1962 comme date officielle de commémoration de la fin de la guerre Algérie, « reconnaissance qui doit permettre de créer les conditions de compréhension de la nocivité du colonialisme ». Sans commentaires.
Nous associerons à ce premier carton rouge le sénateur radical de gauche Jean-Michel Baylet qui, lui aussi le 12 février 2009, devait nous gratifier de son texte habituel nous rappelant comme une litanie que plus de la moitié des conseils municipaux ont déjà délibéré dans le sens voulu par la FNACA.
Quant aux élus de droite comme de gauche se précipitant sur les injonctions de la FNACA chaque 19 mars pour commémorer cette date ignominieuse, ils sont bien trop nombreux pour que l'on puisse les citer tous : merci ainsi à l'un de nos fidèles adhérents de nous avoir signalé, par exemple, à Bayonne la présence inopportune du maire UMP Jean Grenet qui, cette année, avait tenu à être présent alors même que l'un de ses adjoints le représentait habituellement.
 
La palme revient bien évidemment en ce début d'année au nouveau maire de Valence, le socialiste Alain Maurice, dont la première préoccupation, sitôt élu, fut de baptiser dans cette ville symbole de l’accueil des Pieds-Noirs, une place du 19 mars 1962 tout en assortissant son geste condamnable de propos provocateurs et insultants pour tous les Pieds-Noirs et Harkis dont les douleurs et les souffrances sont ravivées par l'évocation de cette date honteuse. Jugez ainsi de la manière dont il devait qualifier les manifestants pieds-noirs et harkis qui furent d’une dignité exemplaire tout au long de cette journée : « Nous avons tenu bon face aux montagnes de lettres de menaces, face à cette manifestation de samedi 14 mars avec 500 à 800 personnes (il y en avait près de 3 000 en fait) encadrées par une trentaine de miliciens au crâne rasé, habillés de noir… ». Pauvre édile qui ajoute le grotesque à la haine mal dissimulée.
 
Dans cet horizon bien peu chatoyant, deux élus méritent cependant nos encouragements et notre soutien : Hervé Mariton tout d'abord, député de la Drôme, Pied-Noir et algérianiste de surcroît, qui a participé de bout en bout à notre manifestation de Valence, et puis Élie Aboud, député de l'Hérault et adjoint au maire de Béziers qui, en tant que nouveau président du groupe d’études sur les rapatriés à l’Assemblée nationale, n'a pas hésité à relayer l’exaspération de nos compatriotes face aux commémorations du 19 mars 1962 mais aussi à s'incliner devant la stèle du cimetière de Béziers dédiée aux morts de l'Algérie française et ce, au grand dam de la Ligue des droits de l'homme et du parti communiste.
Qu'ils soient donc remerciés pour leur courage bien inhabituel aujourd'hui chez les parlementaires.