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Le Cabotage sur les côtes algériennes

Écrit par Jacques THIBAUT. Associe a la categorie Voies de Communication

Port d'attache : Alger

Les côtes de l'Algérie ont la particularité d'avoir une orientation sensiblement Est-Ouest, presque rectiligne. Très peu découpées, elles n'ont ni larges estuaires, ni baies profondes.

De temps à autre, un îlot ou un cap un peu plus prononcé offrira, dès les premiers temps de l'histoire, un abri temporaire aux navigateurs, face aux vents du Nord-Ouest ou du Nord-Est les plus violents et les plus fréquents.

Une circulation terrestre Est-Ouest n'était pas aisée, sauf sur les hautes plaines de l'intérieur, en raison du relief accidenté de la zone côtière et sub-côtière, petites plaines barrées par les massifs montagneux de l'Atlas tellien.

Aussi, en dépit des risques liés à cette côte ouverte à tous les vents, la navigation côtière ou cabotage a existé très tôt, navigation à la sonde par 20 à 50 m de fond.

 

Cabotage-QuaiAlger-Francisquenoailly

 

 

" Quai d'Alger " - Francisque Noailly.
Déchargement d'une balancelle

 

Les Phéniciens, parmi les premiers, ont établi des comptoirs tous les 30 km environ, correspondant à une journée de navigation à la voile ou à la rame. Il leur fallait trouver un abri tous les soirs, tirer leurs barques sur le sable ou le gravier, sous la protection du promontoire ou de l'îlot qu'ils occupaient par souci de sécurité.

Un îlot face à un promontoire accessible par mer, de l'est ou de l'ouest, représentait l'escale idéale.

Ces points d'appui ont permis, au cours des âges, le développement du commerce maritime le long de la côte, tout en servant de relais à une navigation plus ambitieuse vers l'Atlantique, avec notamment des échanges de bimbeloteries et d'artisanat orientaux, contre des produits précieux et principalement les métaux que l'on trouvait en Espagne ou au-delà des colonnes d'Hercule.

 

Cabotage-Escalephenicienne

 

Telles étaient les escales phéniciennes, puis carthaginoises de Chullu (Collo), Rusicade (Philippeville), lgilgili (Djidjelli), Saldae (Bougie), Ruzasus (Azelfoun), Rusippsir (Takseb), Tomnium (Tigzirt), Rusgunium (Dellys), Rusurbicari (Cap Djinet), Rusgunium (Cap Matifou), Icosium (Alger), Obori (Sidi-Ferruch), Tipasa, Iol (Cherchel), Gunugu (Gouraya), Cartili (Dupleix). Le préfixe Rus désignait un cap ou une tête dans le parler sémitique des Phéniciens.

Les Romains, puis les Turcs, ont amélioré certains de ces abris précaires en y créant des ports, par exemple Cherchell et Arzew. Les autres abris ne possédant pas les qualités requises à l'établissement d'un port purent continuer pourtant à servir d'escale.

La période française

La situation était fort peu différente au début du XIXe siècle lorsqu'à la régence turque succéda la souveraineté française. Les problèmes de circulation terrestre restaient les mêmes, les routes n'existaient pas, seule la voie maritime était praticable. Les occupations des différents points de la cote se firent par mer.

II fallut par la suite établir des liaisons entre les différents centres de pénétration en vue de les ravitailler en nourriture, munitions, fournitures de toutes sortes, bétail, chevaux, messageries diverses et passagers aussi.

D'où une flotte importante de voiliers, et bientôt de vapeurs, qui, partant des ports d'Alger, d'Oran ou de Philippeville, reliés à la métropole, desservira les criques, les plages et les petits ports, au fur et à mesure de leur construction ou de leur aménagement. Les équipages indigènes ayant disparu, ils furent remplacés par des marins européens : Provençaux, Languedociens, mais aussi Maltais, Siciliens, Napolitains, Espagnols.

La mise en valeur des territoires à proximité des côtes, donc le succès de leur colonisation, dépendra durant de nombreuses années de leur relation maritime avec les grands ports d'Algérie. Les installations économiques pourront se développer. Il en sera ainsi des productions agricoles : céréales, fruits, vins, ou semi-industrielles, telles que les produits de carrières, pierre brute, moellons, pierres de taille, pavés, bordures, sable maritime, produits des forêts, tels que le liège ou charbon de bois, crin végétal...

De 1830 à 1940, ce fut la grande période du cabotage côtier. Quelques chiffres permettront de saisir l'importance et l'évolution du trafic. Dès 1890, les vapeurs ont supplanté les voiliers dans les relations d'Alger avec les ports d'Oran, Ténès, Cherchell, Dellys, Bougie, Philippeville et Bône.

Le XIXe siècle

Mouvement des entrées dans le port d'Alger des navires affectés au cabotage côtier

 

Cabotage-Mouvementdesentrees-portAlges

 

Cette dernière précision est intéressante, car Alger se développe, et ce sont des carrières du cap Djinet qu'arrivent les moellons nécessaires à ses constructions.

 

Cabotage-Extraitdesstatistiquedesportmaritimes

 

 

Extrait des statistiques des ports maritimes de commerce

 

En dix ans le tonnage des vapeurs affectés au cabotage a diminué, mais la capacité de charge a augmenté. Les côtiers sont de petits cargos construits souvent dans les chantiers britanniques ou nordiques, robustes, marchant au charbon, équipés de mâts de charge et de treuils à vapeur. Leur tonnage avant la guerre 1914-1918 varie entre 80 et 10 000 tx. Pour le service des plages, il leur faut un faible tonnage et un faible tirant d'eau. Ce sont eux qui remplaceront les voiliers, restés longtemps concurrentiels sur les courtes distances.

Evolution de l'armement du cabotage algérois.

 

Cabotage-Evolutiondelarmementducabotagealgerois-Tableau

 

Le cabotage est un élément important du développement économique de l'Algérie.

Avec la crise du phylloxéra en France, la culture de la vigne en Algérie va s'étendre et, si elle peut se développer sur tout le littoral, C'est grâce au cabotage. Sa prospérité permit l'extension des propriétés, des villages et des petites villes.

... " Mes parents, bien avant ma naissance, avaient fait charger un bateau de tout ce qui était nécessaire à la construction de leur maison de Francis-Garnier, dont le village de colonisation venait d'être créé et où ils venaient d'acheter des lots avec des amis tentés, comme eux, par la mise en valeur de terres qu'aucune route vraiment carrossable ne desservait encore. " (Solange Perre-Bortolloti)

Très tôt, les caboteurs desservent des lignes régulières vers les différents ports.

Les différents armements

Un des premiers armements porte le nom de Schiaffino. Dans les archives des Affaires étrangères, apparaît le nom de Jacques Schiaffino, armateur de balancelle qui, passant au travers de la croisière barbaresque, apporta à Gênes la dépêche relatant le " Coup de l'éventail " reçu par le consul de France.

En 1874, ses petits-fils fondent la Société Schiaffino frères pour le service côtier.

En 1892, l'armement Franceschi, de Dellys, s'y associe sous la dénomination Franceschi, Schiaffino et Cie qui dispose des navires suivants

" Antoine-Schiaffino " (190 tx), " Ville-de-Dellys " (67 tx), " Emile-Eloise " (125 tx), " Douro " (105 (tx).

 

Cabotage-PhotoNB-3petitscaboteurs1905
Trois petits caboteurs à l'ancre en 1905.
Au 1er plan " Antoine Schiafflno ", " Eloïse ", " Douro ".

 

 

Cabotage-Carte-Algerie-Mediterranee

 

La nouvelle société fusionnera en 1894 avec l'armement Achaque qui disposait de son côté des :

" N.-D. dAfrique " (190 tx), " Breton " (85 tx), " France-Chérie " (39 tx), " Mathilde " (70 tx), desservant la ligne Alger-Bône-Bougie-Ténès.

En concurrence avec Prosper Durand et ses trois navires -.

" Mayenne " (112 tx), " Seine " (95 tx), " Jeanne-dArc " (44 tx).

En 1897, la Société Franceschi, Schiaffino, Achaque et Cie, s'associe avec Nyer et Sitgès, en absorbant la Société des Lignes Côtières, et devient la Société de Navigation Côtière Algérienne, Schiaffino et Nyer Sitgès avec deux nouveaux navires: " L'Algérie " de 135 tx et la " Lucile " de 209 tx, qui absorbe les Lignes Côtières de Hauteville, Jobez et Mathieu.

Prosper Durand, lui-même, s'est agrandi de quatre nouvelles unités : " Meylan " (42 tx), " Loire " (480 tx), " Rhône-et-Saône " (454 tx), " Gironde " (165 tx).

Le XXe siècle

En 1908, Charles Schiaffino s'associe avec A. Jouvet, de Bougie, sous la dénomination : Charles Schiaffino, A. Jouvet et Cie (Bougie) avec trois navires, le " Saint-Rémy " (749 tx), " Ville-de-Bougie " (508 tx) et l'" Aurore " (598 tx) ; la Société Franceschi, Achaque, Schiaffino et Cie (Alger) disposant de son côté des navires suivants : " Algérie " (265 tx), " France-Chérie " (146 tx), " N.-D. d'Afrique " (190 tx), " Breton " (153 tx), " Ville-de-Dellys " (105 tx).

La guerre de 1914-1918 provoque un arrêt de cette expansion. Tous les navires sont réquisitionnés par la Marine, les plus petits souvent armés en guerre, participant aux opérations ou utilisés comme patrouilleurs.

L'Après-Guerre

Le trafic reprend en 1919. L'armement Achaque s'est séparé de Schiaffino qui, avec Laurent, le fils de Charles, prend le nom de Laurent-Schiaffino et Cie, avec les bâtiments suivants : " Actif ", " Aurore " , " Finistère " , " N.-D. d'Afrique " et les remorqueurs " Sen " et " Furet ". La société se transforme en 1920 en Société Algérienne de Navigation pour l'Afrique du Nord (Charles-Schiaffino et Cie). Au décès de Charles, Laurent en prend la direction. Le capital est porté à 25 millions en 1921, permettant l'acquisition de cinq gros cargos auxquels Laurent donnera les prénoms familiaux, " Charles ", " Catherine Schiaffino ", pour le service de lignes sur la France.

Un nouvel armement apparaît avec la Société Commerciale d'Armement (S.C.A. de Thibaut frères).

En 1921, la flotte inscrite au cabotage côtier du port d'Alger est la suivante :

Schiaffino : " Actif ", " Aurore ", " Finistère ", " Algérie ", " N.-D. dAfrique ", " St-Joseph ".

Achaque : " Carmel-Achaque ", " Angèle-Achaque " (199 tx), " Antoine-A." (296 tx), " Honorine " (599 tx), " Yvonne-Achaque "(263 tx).

S.C.A. : " Caen " (1050 tx),

Pierre Griffe dans " Les routes du large " écrit : " ... Ces armements ne chômaient guère. Les camions n'existant pas encore à cette époque, le gros du trafic des vins entre Alger et les ports se faisait par mer. Notamment les demi-muids, en quantité considérable, en vue de leur expédition vers la métropole. "

" Un de ces petits armements, la maison Achaque, possédait plusieurs vapeurs de 150 à 700 tx, baptisés des noms de famille, (" Honorine-Achaque ", "Antoine-Achaque ", " Yvonne-Achaque " ... ). Leur fief était la côte Ouest d'Alger qui comprenait trois ports, Tipasa, Cherchell et Ténès. Mais plusieurs plages de la région étaient également desservies en raison des vastes vignobles qui les bordaient... J'ai embarqué en mai 1920 à bord du " Carmel-Achaque ", avec Léon-Claude Célérier, ainsi que M. Rouyer, professeur à lecole de navigation d'Alger en vue de compléter l'équipage de ce caboteur, arrêté à la suite d'une grève de son équipage. Il était chargé de farine pour Tipasa, destination urgente.

" ... Ce vapeur de 199 tx était muni d'une machine alternative de 160 Cv. Il avait été construit à Glasgow en 1899. Le capitaine Perilhou, un excellent marin, avait avec lui, un chef mécanicien, trois matelots et trois chauffeurs. Les voyages, quand ils ne desservaient que les ports, étaient sans problèmes. Nous partions d'Alger de nuit afin d'arriver au jour à destination. L'embarquement des fûts par l'équipage était vite terminé. Le retour avait lieu vers midi et ensuite le déchargement était effectué par des dockers. Au cours d'un certain mois de beau temps, le " Carmel " réussit même l'exploit de boucler ses trente voyages ! Mais quand nous allions à Ténès, à 120 miles d'Alger, c'était une autre expédition. Le voyage durait 48 heures.

 

Cabotage-Yvonne-Achaque

" L'Yvonne-Achaque ".

 

 

Cabotage-S.S-Actif

 

 

S.S. " Actif ".

 

" Les bateaux n'hésitaient pas à s'ancrer à proximité de la côte. Ils organisaient avec la plage un va-et-vient, permettant d'établir un train de flottage envoi de fûts vides et retour de fûts pleins, descendus des propriétés voisines. "

" Les fûts étaient alignés sur la plage et roulés à la mer à notre arrivée. Les fûts étaient crochés avec la patte d'oie ordinaire capelée sur le fil d'acier même du treuil qui avait été dérouté jusqu'à la plage à l'aide d'un canot. C'était une gymnastique harassante, dont on devine les aléas et qui ne pouvait se faire que par beau temps, afin d'éviter tout heurt contre la coque. C'est à la cape, au large, qu'on attendait quelquefois le calme ".

La S.C.A. rachète en 1923 la flotte Achaque et dessert dorénavant la côte de Mostaganem à Tunis.

En 1926, la flotte au cabotage côtier se répartit comme suit :

S.A.N.P.A.N. : " Finistère ", " Actif ", " Ville-de-Djidjelli ", " Ville-de-Tipasa " et " N.-D. d'Afrique ".

S.C.A. : " Ain-Mokra ", " Honorine-Achaque ", " Carmel " et " Angèle-Achaque ", " Antoine-Achaque ", " Yvonne-Achaque ".

Caboteurs Algériens (Coudray) : " Cartenée ", et " Césarée ".

Mauvaises fortunes de mer

Le 14 novembre 1927, deux petits cargos quittent Alger pour Tipasa en vue d'y prendre un chargement de vins en fûts. L'" Angèle-Achaque " s'ancre au môle, y décharge ses 260 fûts vides et commence le chargement. L'équipage se compose du capitaine Dominique Bastiani, du chef-mécanicien Marcel André, du maître d'équipage Giordan Rosari, de Philippe Loffrédo, chauffeur-mécanicien, de six matelots et cinq dockers.

La nuit tombe, mais le vent se lève, la mer grossit. A Tipasa, le port, étant ouvert, n'est pas protégé ; par gros vent la houle y pénètre. Sur le " Carmel-Achaque " à l'ancre en rade, le capitaine inquiet, fait pousser la vapeur, lève l'ancre et commence à s'éloigner de la côte. Sur l'" Angèle ", après la dure journée, l'équipage est au repos ; il se croit encore à l'abri, ne réagit pas tout de suite. Il faut pousser la chaudière mise en veilleuse. La manœuvre est délicate, on doit à l'aide du treuil se déhaler sur l'ancre arrière, puis virer de bord pour prendre le large. Hélas ! la mer devient forte, la pression n'est pas suffisante.

Dans la nuit l'" Angèle " est ballottée, embarque une lame, la chaudière explose, brisant le pont et la passerelle. Elle dérive; finalement drossée sur la falaise voisine de Sainte-Salsa, elle chavire. Il est 23 h. Il n'y aura pas de rescapés.

" A Alger, on les croit perdus tous les deux ; pourtant le lendemain vers 11 h 30, on voit à l'horizon une coquille ballotée par les flots, un petit navire à la cheminée jaune et noire luttant contre les vagues et se dirigeant vers le port. A 11 h 50, il franchissait la passe, c'était le " Carmel ".

" Son capitaine, Marcel Lambert, dira : il est 22 h, la mer grossit, il faut fuir la pointe du Chenoua, nous faisons route au large où me jugeant à l'abri de la côte je prends la cape. Ce n'est qu'avec le courage de mon équipage que nous avons pu sortir de là... "

" Un autre navire de ce même armement (la S.C.A.), l'" Honorine-Achaque ", revenant de Bougie voit au cours de la tempête son hélice se briser; il va s'échouer à l'embouchure de l'oued Sébaou à l'ouest de Dellys. Le navire est ensablé en sa position normale. M. Atlan, de l'usine de crin végétal, et M. Lardieu, agriculteur, alertés par les sirènes du bateau, dès 3 h purent attraper un cordage lancé du bateau, et grâce à eux les passagers et les membres d'équipage purent être sauvés. "

(" La Dépêche Algérienne " du jeudi 17 novembre)

Dès le lendemain un comité de soutien et d'aide aux familles était organisé par la " Dépêche Algérienne ".

Quelque temps après, on pouvait voir, quille en l'air, au pied du rocher où fut érigée la stèle du souvenir, la coque de l'" Angèle ". (Toujours visibles l'une et l'autre en 1992, mais la colonne sans sa croix).

L'année suivant ces sinistres, la S.C.A. débaptisait ses navires portant les noms Achaque, en leur donnant celui de petites villes algériennes, ainsi qu'elle avait commencé à le faire avec l'acquisition de l'" Aïn-Mokra ", ce furent: l'" Aïn-N'sour ", l'" Aïn-Taya ", l'" Aïn-Sefra " et plus tard l'" Aïn-Bessem ".

Le 26 novembre 1928, le " Césarée " de la Compagnie des Caboteurs Algériens, en provenance de Cherchell, coule entre le Cap Caxine et les Bains-Romains par fort vent d'ouest (360 tx, 43 m x 7,05, 300 Cv).

" M. Louis Ropast, chef mécanicien, un des quatre survivants sur les dix-neuf membres de l'équipage, nous dit, qu'étant parti de Tipasa avec 250 fûts de vin pour compléter son chargement à Cherchell, le capitaine M. Vignale trouve que son bateau serait trop chargé.

Toutefois, il fait le plein avec 40 fûts, mais il en fait charger 107 de plus. Il quitte Cherchell à minuit, arrive devant Cap-Caxine par grosse houle arrière; l'une d'entre elles submerge l'arrière trop chargé et le bateau coule avant l'arrivée de l" Hirondelle " partie à son secours.

Une collecte par voie de presse fut organisée pour venir en aide aux familles des disparus. "

(" Dépêche Algérienne " du 28 novembre 1928).

Le " Césarée " ne sera pas remplacé et le " Cartenée ", 390 tx de jauge brut, le deuxième bateau de cette société fut vendu à la Compagnie Schiaffino dès le mois de décembre et devint le " Ville-de-Ténès ".

Cette même année, l'Armement Nord-Africain (A.N.A. - Cherfils) achète le " Sig " à Oran, pour le cabotage, sur la côte Ouest d'Alger. Le " Sig " s'échouera entre Ténès et Mostaganem, au lieu-dit Porticioli, sans perte de vie humaine, mais il sera irrécupérable.

 

Cabotage-Photo-Ain-Taya
" L'Aïn-Taya ".

 

JACQUES THIBAUT

In l'Algérianiste n°75 de septembre 1996

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